Marrakech – Le ministère de l’Education Nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, s’engage à mobiliser l’ensemble des moyens nécessaires à la réussite du chantier de la mise en œuvre du système du Bachelor, a affirmé jeudi à Marrakech, le Secrétaire Général du Département de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mohamed Khalfaoui.

Intervenant à la Rencontre régionale sur la réforme Pédagogique et la mise en œuvre du système du Bachelor du Pôle « Université Cadi Ayyad de Marrakech-Université Ibn Zohr d’Agadir et Université Sultan Moulay Slimane de Beni Mellal », M. Khalfaoui a relevé que le ministère de tutelle assurera aussi le suivi permanent de la mise en œuvre de ce chantier national stratégique, qui sera adopté de façon progressive dans les universités marocaines à partir de la prochaine rentrée universitaire.

Dans ce contexte, le responsable s’est félicité de la mobilisation des universités pour réussir le challenge de la mise en œuvre de ce chantier national, faisant savoir que le ministère adoptera une réforme globale de l’enseignement supérieur au Maroc en s’attelant aussi aux systèmes du « Master » et du « Doctorat ».

Par ailleurs, M. Khalfaoui a expliqué que l’adoption de ce nouveau système représente une réponse adéquate à l’augmentation du taux d’abandon universitaire (47%), dont le coût s’élève à 3,5 milliards de DH, ainsi que de l’augmentation du taux de chômage des lauréats des universités marocaines, assurant que la mise en œuvre de ce système est de nature à ouvrir de nouveaux horizons aux diplômés et faire de l’université une locomotive du développement.

Cette rencontre régionale s’inscrit dans le cadre de la consécration de l’approche participative et de la politique de communication adoptées par le ministère avec tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, afin de mobiliser autour de l’instauration du système du Bachelor, a-t-il insisté.

Le président de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, Moulay Hassan Hbid a, pour sa part, indiqué que l’adoption de ce système vise à améliorer le rendement universitaire, à lutter contre l’abandon universitaire, à doter les étudiants de soft-skills et à renforcer l’apprentissage des langues étrangères et des NTIC entre autres, afin de faciliter leur insertion dans le marché de l’emploi.

Il s’agit d’instaurer « l’université publique de l’excellence et de l’égalité des chances au service du développement de notre pays », a-t-il poursuivi, exprimant sa certitude de la capacité de notre pays à mettre en œuvre ce chantier stratégique grâce à la mobilisation de toutes les universités marocaines.

Les filières du Bachelor, qui ont été mises en place par le ministère et validées par l’Agence Nationale d’Evaluation et d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique,  sont adaptées à la réalité du marché de l’emploi et se veulent innovantes du point de vue de la pédagogie et des contenus, a-t-il insisté.

Dans le même ordre d’idées, le président de l’Université Sultan Moulay Slimane de Béni Mellal, Nabil Hmina, a relevé que ce nouveau système est de nature à assurer une meilleure qualification des jeunes et une insertion fluide dans le marché de l’emploi à travers une grande adaptation de la formation avec les exigences du tissu socioéconomique.

Et de rappeler que l’adoption de ce système par le Royaume intervient suite aux recommandations des institutions marocaines, qui ont procédé à une évaluation de l’ancien système LMD (licence, Master, Doctorat) et y ont décelé un certain nombre de déficiences, dont l’augmentation du taux d’abandon universitaire et l’incapacité de notre formation à accompagner les mutations accélérées survenues dans le marché de l’emploi aux niveaux national et mondial.

Concernant l’Université Sultan Moulay Slimane de Béni Mellal, M. Hmina a indiqué que le système Bachelor sera mis en œuvre dans 03 établissements d’enseignement supérieur pour certaines filières avant d’être généralisé sur toutes les autres filières de façon progressive.

De son côté, le président de l’Université Ibn Zohr d’Agadir, Abdelaziz Bendaou, a fait remarquer que la réforme du secteur de l’éducation et de la formation est un processus qui prend en compte les mutations nationales et internationales, relevant que la réussite du chantier de la mise en œuvre du système Bachelor reste tributaire de l’implication de tous les intervenants.

Et de souligner que 09 Facultés relevant de l’université Ibn Zohr d’Agadir adopteront dès la rentrée universitaire prochaine le système du Bachelor, qui sera instauré dans un premier temps pour 28 filières avant d’être généralisé aux autres filières.

Organisée par le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique- Département de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique-, cette rencontre vise à échanger sur la question de la mise en œuvre du système du Bachelor qui sera adoptée de façon progressive dans les universités marocaines à partir de l’année universitaire prochaine.

Cette rencontre a connu la participation notamment, du directeur de l’enseignement supérieur et de l’innovation pédagogique, Mohamed Tahiri, les doyens des facultés relevant des trois universités, les présidents des branches, les coordinateurs des filières, le directeur de l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF) de Marrakech-Safi, et les acteurs syndicalistes.

Lors de cette rencontre, l’assistance a été conviée à suivre une série d’exposés sur la réforme du système Bachelor ainsi que sur les projets des filières, proposés par les universités.

Une première rencontre régionale a été organisée à Fès mardi dernier alors que le ministère prévoit deux autres rencontres régionales.

Quant au choix de l’organisation de quatre rencontres régionales au lieu des Assises (une seule rencontre), il a été dicté par la crise sanitaire actuelle.

Le système du Bachelor que le Maroc a choisi de mettre en oeuvre, démarrera effectivement en septembre prochain dans les établissements d’enseignement supérieur natiionaux.

L’adoption de ce nouveau système permettra de s’ouvrir davantage sur les systèmes éducatifs internationaux, notamment ceux des pays anglo-saxons, qui ont démontré leur efficacité.

Les universités adopteront une période de transition dans le cadre de la mise en œuvre de ce nouveau système, ce qui implique que les étudiants de la première année universitaire 2020-2021 seront les seuls concernés par ce système, alors que ceux qui sont en deuxième année universitaire poursuivront leurs études selon l’actuel système (LMD).

Auteur: Meriem IGASS
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