Hichem Djaït, dans une de ces tournures de phrase dont il avait le secret, écrivait en 1974 : «La reconquête archéologique et érudite du passé reculé appartient à l’ordre du présent arabo-musulman». En effet, la vision qu’avaient les lettrés d’une manière générale, et les oulémas en particulier, était une vision – forcément dévote – dûment enjolivée et dominée par le sentiment de l’immense et inimitable supériorité des premiers temps de l’islam. De sorte que dans leur esprit, au fur et à mesure que l’on se rapprochait du présent, ils ressentaient comme une fatale dévaluation.Dans un pays de vieille civilisation comme le beylik de Tunis, la …
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