Longtemps insérée dans le cadre de la tradition, la société tunisienne telle qu’elle s’exprimait tant par la bouche et la plume de ses lettrés que par les expressions de sa culture populaire, s’identifiait d’abord comme une communauté de croyants se rattachant à la communauté plus vaste de l’Oumma regroupant tous les musulmans de la Terre. Les individus eux-mêmes affichaient cette identité dans l’onomastique marquée par la fréquence des prénoms (Mohamed, Ali, Husseïn, Aïcha, Khadija, Fatma, Halima…) et l’emploi intensif de formules et de mots incantatoires. Le chroniqueur du XVIIIe siècle El Wazîr El Sarrâj se présentait même à ses lecteurs en …Auteur:
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