Une réunion présidée par le gouverneur de la région du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilai le 03 novembre 2026 a permis de tirer au clair les secousses ressenties dans certains quartiers de la ville de Buea et de prendre des mesures pour prévenir une éruption volcanique.

Le Mont Cameroun, l’un des volcans en activité en Afrique va-t-il bientôt entrer en éruption ? la question est posée depuis le 23 octobre dernier où des secousses ont été ressentis au pied du Mont haut de 4100m. Jusqu’ici, après la réunion présidée mardi par le gouverneur de la région du Sud-Ouest en présence des responsables administratifs, des chefs traditionnels, des forces de l’ordre, des scientifiques, la réponse n’est pas certaine.

D’après les scientifiques, les secousses ne sont pas forcément liées à l’imminence d’une éruption volcanique sur le Mont Cameroun. Une secousse isolée ne signifie pas nécessairement qu’un volcan s’apprête à entrer en éruption. Il faut apprécier plusieurs indicateurs pour conclure de l’imminence d’une éruption volcanique. Il s’agit entre autres des déformations du sol, de la variation des températures, de la fréquence des secousses et de leur intensité, de l’émission des gaz.

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C’est du moins ce que le directeur du Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation du Sud-Ouest, Mafany Teke, a expliqué à nos confrères de Cameroon Tribune.

Cependant, le chef supérieur de Buea, Sa majesté Robert Esuka Endeley, plonge dans la tradition pour rapprocher les secousses de l’imminence d’une éruption volcanique. D’après lui, le Mont Cameroun a connu huit éruptions en 200 ans. A chaque fois, les secousses ont précédé l’éruption. Ce qui fait craindre une coulée de lave. Des explications traditionnelles indiquent aussi la pratique des rites pour dévier la trajectoire des laves.

Au sortir de la réunion du 03 novembre, il est convenu qu’après les secousses, il n’y a pas lieu de s’alarmer. Mais il faut appliquer des mesures préventives. Elles vont de la sensibilisation des populations à l’identification des zones sures dans les villages où les populations peuvent être mises à l’abri en cas d’éruption volcanique. Aussi, il est question pour les autorités de déterminer des voies facilitant l’évacuation des habitants des zones exposées ainsi que des endroits pour les sécuriser.

Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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