
Des dizaines de manifestants ont fermé le siège de l’APC d’Oued Maâllah, commune située à 66 km à l’est de Mostaganem, pour dénoncer la mauvaise gestion de la municipalité par les élus.
Des mouvements de protestation à travers les différentes communes de la wilaya de Mostaganem sont enregistrés ces dernières semaines. En effet, la fermeture des sièges des APC par les citoyens en colère se suivent avec pour motifs : l’insuffisance dans la prise en charge des doléances des citoyens, l’absence du développement local et la non-transparence dans l’attribution des logements sociaux. Ces élus n’auraient pas tenu leurs engagements, d’après les manifestants. Ainsi, après Tazgait et Oued El Kheir, des dizaines de citoyens se sont manifestés contre leurs élus, mardi, à Oued Maâllah, une localité à 66 km à l’est de Mostaganem.
Ils ont fermé le siège de l’APC en cadenassant la porte principale et ont même dressé une grande tente devant cette infrastructure administrative pour leur servir d’abri contre les intempéries. Selon eux, ils ne quitteront pas les lieux si leurs revendications ne sont pas satisfaites comme ils exigent également le départ de l’exécutif et de l’ensemble des élus municipaux. «La solution à cette crise passe par le départ du maire et de son exécutif», scandent les contestateurs. Ils exigent aussi l’intervention du wali pour mettre un terme à cette situation qui dure depuis longtemps dans cette commune.
De son côté, le maire de cette commune réfute tout ce qui lui est reproché. Pour rappel, les communes de Tazgait et Oued El Kheir ont connu le même sort au cours des deux dernières semaines, ayant comme catalyseurs la mauvaise prise en charge des doléances, la carence dans le développement local et le non-respect des jours de réception. Ils ont demandé le départ de leurs P/APC et l’exécutif communal. Au moment où nous mettons sous presse, le siège de la mairie d’Ouled Maallah est toujours fermé. Les portes d’un autre siège communal, celui de l’APC de Kheir Eddine, situé à une trentaine de km au sud-est de Mostaganem, sont cadenassées depuis avant hier. Sur les lieux, les dizaines de protestataires dressent des pancartes devant la bâtisse municipale pour réclamer un meilleur cadre de vie et demandent le départ du maire.
Ces derniers laissent présager que cette fermeture durera longtemps si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Sur quelques-unes des pancartes, on peut lire : «Le maire doit partir», «De la transparence dans l’attribution des logements.» Des manifestants déplorent également un retard énorme en matière de développement local. D’autres vont plus loin et déclarent que des logements dits «Fonal» ont été attribués à des personnes qui, au lieu de les occuper, les ont transformés en hangars pour abriter divers produits, notamment du foin pour le bétail.
«Tant que nos revendications ne sont pas satisfaites, nous resterons là, jour et nuit», résument des chefs de famille en colère. Le maire, joint par téléphone, a refusé de nous livrer sa version. Par conséquent, les responsables concernés sont interpellés pour prendre les décisions idoines afin de trouver des solutions aux problèmes posés et ouvrir le siège de cette mairie afin de ne pas pénaliser les citoyens. Le siège de la mairie est encore fermé et plusieurs citoyens n’ont pas pu se faire délivrer leurs documents administratifs.
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Auteur: Anis Khecheba
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