Le président du parti Mouvement pour la société pour la paix a dévoilé, hier à Alger, les grandes lignes du programme électoral appelé à être expliqué et détaillé en prévision des élections présidentielles du 18 avril prochain.
Abderrezak Makri qui s’exprimait depuis le siège de sa formation politique a, d’emblée, souligné que ce programme est, en fait, le «fruit» d’un travail «sérieux» fondé sur des consultations «profondes» ; en commençant par des travaux permanents, au sein de commissions qui sont à pied d’œuvre à longueur d’année. Poursuivant ses propos, il affirme que ce programme est basé sur «une vision politique consensuelle qui permettrait une transition démocratique souple mais aussi un accès à la bonne gouvernance». Aussi et tout en annonçant que la formation politique qu’il dirige vient de réaliser une vidéo intitulée «Le rêve algérien», le président du MSP fera savoir que cette vidéo — portant le même nom que celui du slogan de la campagne — devrait être diffusée au courant de la semaine prochaine. Lors de l’allocution prononcée devant les cadres et militants du parti MSP, Makri a axé son intervention sur le contenu du programme qui est, selon lui, «à même d’assurer une bonne gouvernance, conformément aux normes internationales en la matière». Le programme s’articule autour de trois axes principaux : un premier axe consacré à «la vision politique» ; un deuxième axe traitant de l’économie ; et enfin, un troisième consacré aux «programmes sectoriels», a-t-il mis en exergue. Allant plus loin dans ses idées, M. Makri a présenté l’agenda qu’il compte suivre dans le cas où le peuple lui accorderait sa confiance lors des prochaines élections. Il s’engage déjà à «poursuivre ses efforts pour parvenir à un consensus non seulement avec les élites, a-t-il précisé — mais aussi avec l’ensemble du peuple algérien, et ce, dans le cadre d’un vaste processus de consultation aboutissant à un pacte social». Figurent aussi parmi les engagements pris par le candidat du Mouvement pour une société pour la paix, «la formation d’un gouvernement consensuel dont le président appartiendrait à une autre formation politique» et «la mise en place d’une instance indépendante chargée d’organiser des élections». Il promet aussi, s’il venait à être élu président, une «révision de la Constitution» et l’organisation d’élections législatives et locales anticipées. Le candidat du MSP a d’autre part mis en avant la «longue expérience» du parti ainsi que «l’ancrage de cette formation politique au niveau national», considérant que le mouvement est «qualifié pour gouverner». Il fera rappeler aussi que durant la tragédie nationale, sa formation avait fait preuve de «fermeté» devant l’extrémisme et qu’il avait d’ailleurs consenti des sacrifices dans ce sens. Evoquant ensuite le volet économique, M. Makri a fait part d’un programme électoral de 100 pages, lequel programme prévoit «des réformes en profondeur touchant tous les aspects». Il signale dans ce contexte que des délais précis ont été arrêtés en vue d’atteindre l’ensemble des objectifs énoncés dans le document. Cela dit, le président du MSP fait remarquer que dans le cas où il remportera ces élections, il se présenterait encore pour un second mandat, jusqu’à ce qu’il puisse «achever» le développement économique tel qu’il le souhaite, a-t-il soutenu lors de cette rencontre tenue au siège du parti.
Le candidat promet de régler tout le problème de logement et de construire de nouvelles villes.
Soraya Guemmouri
Auteur: elmoudjahid
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