Les Algériens refusent la continuité du système qui a programmé la destruction du pays, notamment, depuis 20 ans», a martelé, d’emblée, hier, l’avocat et militant des droits de l’homme, Me Mustapha Bouchachi, lors d’une conférence animée à l’auditorium du campus de Hasnaoua.

Il est intervenu dans le cadre des rencontres «Les débats de l’UMMTO» qu’organisent les enseignants, étudiants et personnel ATS de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. «Il ne peut pas y avoir de solution à la crise dans la Constitution, car la violation de cette dernière a commencé en 2008. La Constitution ne peut pas permettre à un candidat d’annuler les élections.

La solution doit être politique», a-t-il insisté avant de plaider pour la mise en place d’une présidence collégiale, à condition que les membres de celle-ci ne font pas partie de ceux qui étaient avec le régime.

La désignation d’un gouvernement d’union nationale en concertation avec les partis politiques et la société civile est également parmi les propositions de l’orateur. «Il faut faire la différence entre la transition démocratique et l’ouverture politique, car cette dernière est assurée par le système», a-t-il insisté, tout en mettant l’accent sur la création d’une commission indépendante pour la préparation des élections. «La préparation des élections nécessite beaucoup de temps.

Ceux qui veulent aller aux élections dans peu de temps veulent la continuité du système», a-t-il analysé. Le conférencier a, en outre, souligné que depuis le 22 février dernier, le mur de la peur est brisé grâce au mouvement. «Le peuple est en train d’écrire son histoire», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, concernant l’arrestation des hommes d’affaires et leur mise sous mandat de dépôt, l’invité des «Débats de l’UMMTO» a précisé qu’avant de «juger des hommes d’affaires, il faut d’abord s’attaquer à ceux qui sont à l’origine de la corruption.

Nous sommes pour les poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui ont dilapidé les richesses du pays, mais nous sommes aussi contre une justice revancharde. La priorité des revendications du mouvement populaire, c’est le départ du système. On doit juste prendre des mesures pour éviter la fuite des richesses du peuple vers l’extérieur.»

Related Post

Post Views: 1 523

Auteur: Hicham Chouadria
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.