La rencontre du coup d’envoi du championnat national de la Ligue 1 de football, qui a opposé jeudi après-midi (17), le Nasr Hussein-Dey à la JS Kabylie, et qui s’est soldée sur un score vierge, n’a pas tenu ses promesses pour une telle affiche. Toutefois, la principale satisfaction de ce match, c’est la découverte d’une jeune équipe nahdiste complètement new-look et remaniée, en raison du départ massif de ses meilleurs éléments durant l’intersaison estivale, et leurs remplacement pas de jeunes prometteurs joueurs, qui ont démontré de bonnes dispositions. Certes, la rencontre n’a pas été d’un grand niveau de la part des deux formations, et cela est compréhensible puisqu’il s’agit de la première journée du championnat et sachant que les clubs sortent d’une lourde préparation. Cela dit, il y a eu quelques signes côté nahdiste qui prédisent d’un bel avenir pour cette jeune formation, dont le capitaine d’équipe Tougai n’a que 19 ans. Les jeunes loups husseindéens qui pourtant n’ont eu qu’à peine trois semaines de préparation sous la houlette de Rezki Remane, se sont montrés bien organisés et disciplinés, combatifs et déterminés. Favorite dans cette confrontation, car disposant d’un effectif étoffé et expérimenté, la JS Kabylie, pour sa part, n’a pas vraiment montré grand-chose dans ce match. On peut dire qu’elle a déçu les présents, et plus particulièrement ses supporters. Les camarades de Bencherifa n’ont pas réussi leur entrée en matière. Ils ont fourni une prestation décevante. Ils n’ont rien démontré sur le terrain. Au contraire, ils n’ont pas pu prendre le dessus sur une jeune formation husseindéene en manque de préparation et constituée par de jeunes joueurs manquant cruellement d’expérience, mais dotés de qualités certaines. Certes, le transfuge de la JSMB, Bensayah, a été l’élément le plus en vue côté kabyle, toutefois, le rendement d’ensemble de la JSK n’est pas du tout rassurant. L’équipe n’a pas su hisser le rythme de la partie et a montré certaines lacunes sur le plan collectif, avec un jeu décousu et très peu élaboré. On dirait que les joueurs dans leur ensemble, à l’exception de Bensayah, du gardien Benbot et à un degré moins Benchaira, n’étaient pas dans un bon jour. En évoluant avec un bloc médian, le NA Hussein-Dey a fermé toutes les issues à la JS Kabylie, qui n’a pas été capable de trouver la faille. Certes, les Canaris se sont procuré quelques occasions de but qui auraient pu faire mouche, mais s’était franchement trop peu pour espérer faire plier le Nasria qui a joué avec un bloc soudé et solide. Velud doit revoir sa copie, au moment où Remane peut espérer faire progresser cette équipe au vu des prédispositions affichées par ses jeunes talentueux joueurs. 

Déplorable stade du 1er-Novembre  de Mohammadia 

Un fait déplorable à signaler : la vétusté du stade du 1er-Novembre de Mohammadia qui ne doit plus accueillir des rencontres d’un championnat dit d’élite. Comment a-t-on pu homologuer une telle enceinte ? Qu’a-t-on fait pour le remettre à niveau pendant tout l’été ? Des gradins catastrophiques et sales, une pelouse en très mauvais état et fort dangereuse pour les joueurs, une soi-disant tribune officielle et de presse dans un état déplorable et inqualifiable, très sale de surcroît, et dans laquelle ont prit place à même le béton, les dirigeants de la JSK avec à leur tête le président Mellal, le directeur sportif Jean-Yves Chay, les invités des deux clubs et les journalistes. Par ailleurs, il est franchement inacceptable de laisser des centaines de supporters de la JSK dehors et de les empêcher d’accéder au stade, alors que la première tribune était totalement vide ! On se demande d’où sont tombés tous ces responsables qui n’ont de responsables que le nom. Aussi, que fait le directeur du stade qui n’a même pas donné instruction pour au moins nettoyer la tribune officielle et de presse ? Et on ose parler de championnat professionnel ! Franchement, il y a énormément de choses à revoir dans notre football. C’est pourquoi nous interpellons les responsables en question à tous les niveaux qui sont tenus de prendre les mesures qui s’imposent pour endiguer ces tares qui portent préjudice à l’image du football algérien. L’EN, qui vient d’être sacrée championne d’Afrique, lors de la CAN-2019 d’Égypte, sous la coupe de l’homme providentiel Djamel Belmadi, doit faire bouger nos responsables afin qu’ils fassent en sorte de tirer le football national vers l’avant et profiter de la dynamique enclenchée par les Verts. C’est franchement triste de retomber dans la réalité amère de notre football local, après avoir surfé sur un nuage avec l’équipe nationale pendant la CAN… À bon entendeur…

Mohamed-Amine Azzouz   

Auteur: elmoudjahid
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