Devant un adversaire soudanais qui a été loin de constituer un foudre de guerre, l’équipe de Tunisie a fourni un match en deux tons. Avec une  première mi-temps rassurante, à tous le niveaux du jeu, en dépit de quelques déchets, notamment des passes à l’adversaire. Au cours de cette première période, nos représentants se sont, en effet, littéralement baladés face à un équipe soudanaise qui a concédé énormément d’espaces, permettant, ainsi, aux protégés de Mondher Kbaîer de manœuvrer à leur guise. Le onze nationale au sein duquel certains joueurs ont fait leur première apparition et nous faisons là allusion particulièrement à Rafia, le sociétaire de l’équipe de la Juventus des U23 et de Ben Slimane qui joue au Brandby danois était équilibré au niveau de ses trois lignes. Evoluant sans un avant centre de métier, la formation  tunisienne opta pour un 4-3-3, orienté résolument vers l’offensive avec le précieux apport au jeu d’attaque des deux ailiers, Kechrida sur le flanc droit et Malloul sur le côté opposé. Surtout que les deux latéraux tunisiens ne furent nullement inquiétés sur leur couloir respectif par leurs vis à vis soudanais, forts timides et peu entreprenants durant cette première partie de la rencontre, disputée à sens unique. A l’exception de la chaude alerte devant la cage tunisienne sur un coup franc du Soudan sur lequel la balle fut déviée par un défenseur tunisien et il a fallu d’un remarquable réflexe de Ben Chrifia pour sauver en corner.

Toujours est-est-il que  le cavalier seul tunisien allait être couronné de trois buts oeuvres de Khaoui, Malloul et Rafia. La note aurait pu être d’ailleurs plus lourde encore pour les Soudanais si les nôtres ont fait preuve de meilleurs concentration à l’approche des zone adverses.

Changement de décor, toutefois, après la pause. Le Soudan aidé par la lassitude de quelques éléments tunisiens et surtout revigoré par les  élément fraîchement alignés par Velud (Ahmed Ahmed, Ramadan Agab, Mohamed Mokhtar et Mofadhal Hassan, notamment), allait présenter, quoique de façon relative un meilleur visage. Ayant choisi d’opter pour un marquage plus strict sur le porteur du ballon, l’équipe soudanaise a pu, en effet, faire jeu égal par moments avec la Tunsie, surtout au cours du premier quart d’heure. D’ailleurs, son léger ascendant durant cette période  aurait pu lui valoir de réduire la marque sur deux erreurs de la défense tunisienne. Mais Meriah et Ben Cherifia ont, tour à tour, réussi  à préserver  l’inviolabilité de leurs filets. 

 

Des changements 

qui n’ont pas, dans l’ensemble, répondu aux attentes

Les changement auxquels procéda Mondher Kbaïeir ont apporté certes une relative fraîcheur physique à l’équipe tunisienne. Mais, droit cependant de reconnaître que les éléments incorporés n’ont pas pour la plupart apporté, le plus escompté d’eux, à l’exception de Naïem Selliti et de Saifeddine Jaziri qui ont remplacé respectivement Khazri et Ben Slimane, ces deux joueurs sans être particulièrement brillants ont cependant réussi, tant bien que mal, à tirer leur épingle du jeu. En effet ni  Ben Amor, ni Beguir ni encore Msakni n’ont pu répondre aux attentes de leur entraîneur. Msakni, surtout, a paru diminué physiquement et a donné l’impression d’avoir perdu une bonne partie de ses sensation devant les bois adverses (il a raté deux précieuses occasions que lui offrit Ali Maaloul sur un plateau). Msakni devrait par conséquent se remettre au travail sérieusement afin de pouvoir refaire le terrain perdu.   

 

      Contre le Nigéria,

 un autre son de cloche

Toujours est-il que la victoire tunisienne ne devrait pas nous donner de fausses illusions et de pavoiser outre mesure. 

Ce n’est en effet qu’après la prochaine sortie du onze national le 13 octobre en Autriche contre le Nigéria qu’on pourrait donner un avis plus objectif sur les dispositions réelles de la sélection. 

Un test grandeur nature devant un grand du continent, qui nous talonne, faudrait-il le préciser, au classement FIFA et qui vient surtout de concéder la défaite devant l’Algérie. qu’il lui sera très difficile de concéder une deuxième défaite consécutive contre un adversaire auquel il a soufflé la 3ème place au cours de la dernière CAN en Egypte. Un match qui constitue pour les nôtre une revanche et qui s’annonce explosif vu les intentions des uns et des autres des deux protagonistes.

Ameur KERKENNI

Auteur: letemps1
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