Niangoloko : un « homme de tenue » accusé de harcèlement
Il est parvenu à Kantigui qu’une élève de 16 ans en classe de 4e dans le Mouhoun (Dédougou), venue rendre visite à sa tante gérante d’un maquis à Niangoloko, a été violentée jusque dans son intimité par un homme de tenue. Selon les faits rapportés à Kantigui, l’auteur de l’acte qui entretiendrait des relations extraconjugales avec cette fille, l’a appâtée chez lui à domicile, en lui demandant de lui apporter de la boisson. Une fois à la maison et après avoir déposé la commande sur le guéridon, elle aurait compris que l’invitation du jour n’était pas une partie de plaisir. La jeune fille, selon sa version des faits, a été « contrainte » de rejoindre l’une des deux chambres de la maison où elle dit avoir été « menottée » et obligée de prendre dans ses mains, des talismans. Après cette étape, elle aurait été battue et menacée alors que la femme de son bourreau était dans la maison. Du piment aurait été enfoncé dans son sexe avant de la laisser repartir. Kantigui a appris que la famille de la jeune fille a déposé une plainte auprès de qui de droit, sans suite. Son tortionnaire lui aurait jeté à la face qu’elle pouvait se plaindre là où elle voudrait, car il ne se reconnait pas dans cette accusation. Un des faits qui a laissé Kantigui pantois est que ce sont les collègues de ce dernier eux-mêmes qui ont conduit la fille au centre médical de Niangoloko d’où elle n’est ressortie qu’avec une ordonnance de « Zérédol » délivrée par un médecin.
Tronçon Sakoinsé-Koudougou : qu’est-ce qui bloque ?
Le 16 janvier 2020, Kantigui a assisté avec joie, au lancement des travaux de réhabilitation du tronçon Sakoinsé-Koudougou, par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré. Le gouvernement avait rassuré à l’occasion que des dispositions sont prises pour qu’aussitôt lancée, la réhabilitation du tronçon, long de 42 km, puisse commencer à Koudougou et à Sakoinsé, afin que l’ouvrage puisse être livré dans un délai de 12 mois. Un ministre avait d’ailleurs mis en garde l’entreprise : « Tout retard et manquement nous seront signalés et nous prendrons les dispositions ». Huit mois plus tard, Kantigui, qui s’est rendu à Koudougou ce weekend, a été désagréablement surpris de constater que rien n’a été fait. Les usagers, qui ont salué le lancement des travaux et espéré la fin prochaine de leur calvaire, ont vite fait de déchanter. L’état de dégradation avancé et continu de la voie les contraint à faire un détour par Sabou pour rejoindre Koudougou, Réo- Dédougou … Une source proche du dossier lui a confié que les études topographiques sont en cours. « L’ordre de service a été signé et l’entreprise devait commencer les travaux le 1er juillet 2020. Ça fait un mois et demi, mais nous ne voyons rien venir », a affirmé la source de Kantigui. Kantigui invite le gouvernement à veiller au démarrage des travaux et à un suivi régulier afin de livrer une infrastructure de qualité et dans un délai « raisonnable ».
COVID-19 : 90 élèves dans une classe
L’année scolaire 2019-2020 a été écourtée à cause de la survenue de la pandémie de la COVID-19. Pendant ces vacances, de nombreux établissements scolaires ont initié des cours de rattrapage dans toutes les classes. Une initiative que Kantigui salue, car elle a permis à certains élèves de terminer les programmes. Cependant, Kantigui dans ses tournées, a appris que dans un collège catholique du quartier Kourritenga de Ouagadougou, une classe compte 90 élèves. Les parents d’élèves auraient vainement suggéré aux organisateurs de diviser ladite classe en deux, dans l’optique de respecter au moins la mesure de distanciation au regard du contexte de COVID-19. Kantigui invite donc les initiateurs de ces cours à bien vouloir respecter les mesures barrières pour ne pas exposer les élèves et partant l’ensemble de la population, à la maladie qui sévit toujours.

Des incendies mystérieux au quartier Wayalghin
Depuis deux semaines, il y a un fléau qui inquiète les habitants du quartier Wayalgin, dans le secteur n°42 de la ville de Ouagadougou. En effet, Kantigui qui était dans le quartier le weekend dernier pour une partie de thé avec des amis, a été informé que des incendies se produisent, presque quotidiennement dans des maisons. Au premier jour, deux maisons ont pris feu l’une après l’autre dans la même cour, suivi de trois autres, le deuxième jour et le dimanche dernier. A ce jour, on enregistre près d’une quinzaine de maisons qui ont été dévorées par les flammes. L’accélération du phénomène amène les habitants à se poser de multiples questions sur l’origine de ces incendies. Le mystère dans cette série d’incendies est qu’ils se produisent dans des circonstances similaires. Selon ce qui a été confié à Kantigui, le feu part toujours des chambres et au moment où personne n’est à la maison. S’agit-il d’un acte criminel ou d’une œuvre de puissances mystiques comme la plupart des résidents le pensent ? Les jours suivants pourront nous situer certainement. En entendant, le phénomène poursuit son bonhomme de chemin sous l’œil impuissant de la population.
Des chèvres « kidnappées » à la prison de Léo
En séjour la semaine dernière à Léo dans la Sissili, Kantigui a appris une situation non honorable pour la prison civile de la ville. En effet, il lui a été raconté que depuis l’année dernière, les riverains de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) se plaignent régulièrement de la disparition de leurs chèvres. Après renseignement, il leur est revenu que ces chèvres en divagation sont capturées par des agents de la prison sur initiative de leur responsable. « Lorsque les agents attrapent les chèvres, ils les amènent à l’intérieur et les vendent au bout de quelques mois », a confié une source de Kantigui qui dit ignorer la destination des recettes de cette vente. Cette année, a-t-elle poursuivi, deux chèvres ont été « kidnappées » le 23 juillet, huit chèvres, le 27 juillet et deux autres, le 3 août. « Le comble, c’est que ces animaux appartiennent en majorité à des femmes. Elles viennent se plaindre, mais elles n’ont jamais eu accès à l’enceinte de la cour, sauf le lundi 10 août dernier parce qu’elles ont insisté », a précisé l’interlocuteur de Kantigui. Tout en condamnant fermement cet acte qui n’honore pas le corps, Kantigui estime que la MAC/Léo ne saurait se substituer à la mairie et sa cour, à une fourrière, même si les animaux sont en divagation.
Boulsa : cafouillage dans la proclamation des résultats du BAC
Kantigui a ouï dire que la proclamation des résultats de la session 2020 du baccalauréat dans le centre de Boulsa a entrainé une situation des plus ambiguës. Ce centre, selon les sources de Kantigui, regroupe quatre jurys (séries A et D). Pour les deux séries, a confié les sources de Kantigui, sur 940 candidats (dont 58 absents), 261 candidats ont décroché leur premier diplôme universitaire au 1er tour, soit un taux de succès de 29,50% et 216 candidats devaient revenir pour le second tour. Contre toute attente, un parent d’élève du jury 227 (série A4), a contesté les résultats de son enfant, estimant que sa note dans une des matières ne refléterait pas le niveau réel de sa progéniture. Après vérification par le jury, ledit candidat sera déclaré par la suite admis. Ainsi, une porte venait de s’ouvrir pour les autres candidats, puisque Kantigui a appris qu’un communiqué du président du jury passait en boucle sur la radio locale, invitant tous les candidats à ramener les attestations et/ou les relevés de notes « pour d’éventuelles corrections », au plus tard le dimanche 16 août 2020 à 16h. Le communiqué a précisé également que « la validité des documents reçus est strictement conditionnée par la vérification et l’authentification au jury ». Après la 2e proclamation des résultats du 1er tour, le 14 août 2020, c’est l’incompréhension totale, a-t-on dit à Kantigui. En effet, des candidats qui détenaient déjà leur attestation de succès se retrouvent admissibles ou ajournés et vice-versa. C’est dans ce contexte que des candidats initialement ajournés et désormais admissibles ont repris le chemin des salles pour le second tour, le lundi 17 août 2020.
Solenzo : des services étatiques sans électricité ni eau courante
De passage à Solenzo pour des fiançailles, Kantigui a fait un détour dans un maquis pour se désaltérer. Assis au fond du débit de boisson, il a intercepté la conversation de deux clients. A les entendre, le problème d’électricité et d’eau courante est un casse-tête pour la population de Solenzo depuis la nuit des temps, mais singulièrement, dans les services publics. L’arrivée de la SONABEL et de l’ONEA, ont-ils poursuivi, a été saluée par la population qui pensait être sortie de l’auberge. Mais à les écouter, la réalité sur le terrain inquiète plus d’un. En effet, selon les aveux d’un des deux hommes, plus de 10 000 abonnés attendent toujours l’extension du réseau SONABEL dans les quatre secteurs de la ville. Kantigui a aussi appris que certains agents sont obligés de se déplacer dans les endroits où il y a de l’électricité pour un quelconque travail. De même, il est assez courant d’apercevoir des fonctionnaires avec des bidons derrière leur motocyclette, pour se ravitailler dans les fontaines publiques, faute d’eau potable dans leur service.
A quand la zone économique spéciale Sikasso-Korhogo-Bobo ?
Kantigui s’est réjoui en 2018 du lancement à Sikasso au Mali, d’un projet de création d’une Zone économique spéciale (ZES), Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso (SKBO) par les Premiers ministres Soumeylou Boubeye Maïga du Mali, Paul Kaba Thiéba du Burkina et feu Amadou Gon Coulibaly de la Côte d’Ivoire.
De ce qui est revenu à Kantigui, ce projet, qui vise à exploiter les potentialités agricoles et minières des zones transfrontalières, devrait offrir des avantages fiscaux et juridiques aux entreprises implantées dans la zone et des retombées socioéconomiques aux populations avec la création d’emplois. Kantigui est donc consterné de constater que deux ans après, ce projet, qui a suscité un grand espoir chez les opérateurs économiques et les populations des trois zones frontalières, tarde à être opérationnel.
Une situation qui vient confirmer l’assertion selon laquelle l’Afrique est championne mondiale des beaux projets d’intégration rangés dans les tiroirs. Kantigui fonde tout de même l’espoir que les autorités ivoiriennes, maliennes et burkinabè mettront tout en œuvre pour l’opérationnalisation du SKBO qui pourrait être un catalyseur de l’intégration sous régionale, et partant, du développement des trois Etats.
Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(+226) 25 31 22 89

Auteur: BM. Sidwaya
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.
