Noura Yefsah indique que les personnes exposées à un choc émotionnel présentent différents signes, en fonction de leur état psychique.

Les incendies dévastateurs, qui ont ravagé la Kabylie et d’autres régions du pays en août dernier, ont affecté les sinistrés à la fois dans leur chair, dans leurs biens, mais également sur le plan psychique et émotionnel.

Noura Yefsah Touzene, psychologue et doctorante en psychologie à l’université de Tizi Ouzou, a été l’une des premières praticiennes à se mobiliser pour apporter un soutien psychologique aux victimes.

Elle a toujours répondu «présent», que ce soit sur le terrain, auprès des sinistrés, ou bien à travers les médias, notamment Radio Tizi Ouzou où elle est intervenue régulièrement, ainsi que sur Berbère TV, prodiguant de précieux conseils. Nous avons voulu profiter justement de sa fine connaissance du sujet pour examiner avec elle la situation des victimes de cette tragédie.

Stress post-traumatique

Comme dans toutes les catastrophes de cette ampleur, on observe souvent chez les sinistrés les symptômes du syndrome de stress post-traumatique. Un constat que confirme Mme Touzene. «Devant chaque catastrophe, il y a ce qu’on appelle un stress post-traumatique. Le stress post-traumatique, c’est quoi ?

C’est quand la personne se trouve confrontée à une menace de mort. Après, il y a des symptômes qui apparaissent. Et ces symptômes-là varient d’une personne à une autre.

Les gens ont des réactions différentes. Il y a ceux qui réagissent immédiatement, et il y a d’autres chez qui les symptômes vont apparaître plus tard, deux mois, trois mois, après la catastrophe. Je rencontre encore actuellement des personnes qui viennent consulter pour demander de l’aide psychologique.»

Suite de l’article dans l’édition papier

L’article Noura Yefsah Touzene. Psychologue et chercheuse (université de Tizi Ouzou) : «Il faut aider les victimes des incendies à se reconstruire» est apparu en premier sur El Watan.

Auteur: Anis Khecheba
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.