La faute à pas de chance pour Garcia

L’O de Marseille s’est un peu plus enfoncé dans la crise en chutant sur la pelouse de Reims (2-1), samedi, à l’occasion de la 23e journée de Ligue 1. Une défaite, la 15e depuis le début de la saison, que Rudi Garcia a justifié en raison de nombreux facteurs, dont… la malchance.

Les supporters marseillais peuvent ruminer… 9 mois seulement après avoir vécu une finale de Ligue Europa, les fans du club phocéen ont la tête sous l’eau. La faute à une incapacité de leurs préférés à remonter la pente en ce début d’année 2019, terrible sur le plan comptable. Car après la piteuse élimination dès les 32es de finale de la coupe de France contre la modeste formation d’Andrézieux-Bouthéon (2-0), le club sudiste ne parvient pas à régler la mire en Ligue 1. Preuve que l’OM vit un enfer, il n’a remporté que 3 de ses 18 dernières sorties, toutes en Ligue 1, devant des adversaires largement à sa portée: contre Dijon (2-0), à Amiens (1-3) et face à Caen (0-1). Pis encore, Marseille, piteux 10e avec seulement 31 points, se retrouve à 15 points de Lille, 2e, et à 9 points de Lyon, 3e. Au vu de la dynamique actuelle, une qualification pour la prochaine Ligue des Champions semble plus que compromise. Et Rudi Garcia, dans tout ça?
La mine dépitée durant la rencontre, l’entraîneur phocéen s’est, contrairement à ses joueurs, cherché des excuses pour justifier cette nouvelle désillusion. «J’explique cette défaite parce qu’on a fait que 15 premières bonnes minutes, à l’entame du match, et 15 autres en fin de rencontre. C’est trop peu. On a souvent été trop en réaction dans ce match. Il a fallu qu’on soit mené de deux buts pour se réveiller et pousser après être revenu au score», a-t-il d’abord soutenu. «Après, on est tombé sur un excellent gardien de but qui a sorti des ballons de but incroyables.
On perd aussi parce que je pense qu’on doit jouer à 11 contre dix après la faute sur Ocampos (de Dingomé, ndlr). On joue aussi de malchance en prenant deux buts sur des frappes détournées et des erreurs défensives», a poursuivi Garcia. Un discours qui n’a pas forcément dû plaire aux aficionados du club.