«Lors des six dernières années, plus de 27.200 procès-verbaux d’infraction ont été établis par les services de l’inspection du Travail, contre des sociétés et des entreprises activant au sud du pays, pour non-respect des procédures relatives au placement de demandeurs d’emploi.» C’est ce qu’a révélé, samedi, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, lors d’une rencontre d’évaluation de l’emploi au Sud, organisée à Alger. Il confiera également que plus de 246.000 placements de demandeurs d’emploi dans le marché du travail dans les wilayas du Sud ont été effectués depuis 2013, à raison de 41.000 placements par an, outre quelque 13.250 placements dans le cadre des Contrats de travail aidés (CTA) et plus de 116.000 autres dans le cadre du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP).
Cité par l’APS, Tidjani Hassan Haddam a assuré que les préoccupations des jeunes du Sud constituent un «centre d’intérêt» pour le gouvernement, qui a mis en place un dispositif «spécial» chargé de la gestion du dossier de l’emploi dans la région, et affirmé avoir instruit les inspecteurs «d’augmenter» la cadence des opérations de contrôle et d’inspection pour «lutter fortement» contre tout dépassement dans ce domaine.
«C’est comme ça que les entreprises respecteront davantage les procédures juridiques des placements», a-t-il noté. Il a soutenu que les pouvoirs publics accordent un intérêt «particulier» au développement des wilayas du Sud, notamment à travers la réunion des conditions «nécessaires» à la promotion de l’investissement pour la création de richesse et d’emploi dans ces wilayas.
Ne s’arrêtant pas à ce stade, le premier responsable du secteur a transmis un message on ne peut plus clair aux responsables locaux, en leur exigeant d’être plus «rigoureux» et «transparent», et de faire preuve «d’équité dans la gestion des programmes liés à la gestion des offres d’emploi et au placement des demandeurs d’emploi», insistant dans la foulée sur «l’égalité des chances» entre les demandeurs d’emploi.
Le ministre a cité, à cet effet, l’instruction du Premier ministre du 28 mai 2019 relative à la réactivation du rôle des comités d’emploi de wilaya installés en 2013 et présidés par les walis, et souligné la nécessité d’une coordination «totale» entre les walis et les secteurs concernés par l’emploi au niveau local dans le cadre de ces comités.
Le membre du gouvernement a rappelé, à l’occasion, l’attribution de 431 autorisations exceptionnelles d’emploi au profit de 14.200 travailleurs originaires d’autres wilayas, essentiellement pour les spécialités liées aux domaines des hydrocarbures, de la construction et des travaux publics, et du tourisme.
À ce sujet, M. Haddam a précisé que ces autorisations «interviennent en réponse à de nombreuses demandes enregistrées au niveau des agences d’emploi», soulignant «l’impossibilité de répondre à ces demandes, car les professions demandées connaissent un manque de main-œuvre locale qualifiée».
Le ministre révélera également quelques chiffres tels que le financement de 23.500 micro-entreprises dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) et de la Caisse nationale d’assurance-chômage (CNAC), permettant ainsi la création de 57.000 nouveaux postes d’emploi. En sus des 1.281 micro-entreprises ont bénéficié d’un quota de 20% des marchés publics conformément aux dispositions de l’article 87 de la loi sur les marchés publics.
Le ministre a affirmé, notamment que les agences de l’emploi sont continuellement destinataires de plusieurs demandes et enregistrent des protestations de citoyens à la recherche d’un emploi, concernant la gestion du dossier de l’emploi dans les wilayas du Sud, ce qui exige la détermination des causes de cette situation.
Mohamed Mendaci
Auteur: elmoudjahid
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