L’accord de Stockholm, qui a instauré le cessez-le-feu à Hodeïda, ville portuaire stratégique d’où est acheminée la majorité de l’aide alimentaire destinée à la population yéménite, survivra-t-il après les récents raids de la coalition ? 

Cette coalition est dirigée par l’Arabie saoudite qui a annoncé avoir lancé jeudi dernier une opération militaire au Yémen contre les rebelles houthis, la première depuis les attaques de drones sur des installations pétrolières saoudiennes la semaine dernière. Ces attaques ont détruit quatre sites situés au nord de la ville portuaire, utilisés par les rebelles, pour assembler des bateaux télécommandés et des mines marines, selon un communiqué publié par l’agence de presse officielle saoudienne SPA. Elle considérait ces sites comme des menaces à la sécurité maritime dans le stratégique détroit de 

Bab al-Mandeb et le sud de la mer Rouge. Peu avant l’annonce de cette opération militaire, la coalition avait affirmé avoir déjoué une attaque au bateau piégé, sans équipage. «La force navale de la coalition a détecté une tentative de la milice terroriste houthis de commettre un acte hostile et terroriste imminent dans le sud de la mer Rouge en utilisant un bateau piégé télécommandé», avait indiqué la coalition dans un communiqué diffusé par SPA. Le bateau a été lancé «depuis le gouvernorat de Hodeïda», dans l’ouest du Yémen, a-t-elle ajouté, sans savoir ce qu’il visait. Il a été détruit. Les Houthis ont accusé hier la coalition d’une «grave escalade à Hodeïda, de nature à dynamiter l’accord» conclu en décembre à Stockholm sur une trêve et un redéploiement des forces dans cette ville portuaire stratégique de l’ouest du Yémen. «Les raids intensifs sur Hodeïda sont une grave escalade de nature à dynamiter l’accord de Suède», a déclaré Mohammed Abdelsalam, l’un des dirigeants des Houthis, cité par leur chaîne de télévision Al-Massirah. «La coalition sera tenue responsable des conséquences de cette escalade et la position des Nations unies à ce propos sera observée avec attention», a-t-il ajouté. Concernant la navigation au large de Hodeïda, le responsable rebelle a accusé la coalition de retenir plusieurs navires, les empêchant de décharger leurs cargaisons dans les ports de la ville. Cet acté équivaut à «un acte de guerre et à une agression», a-t-il affirmé. Les Houthis continuent d’occuper le port de Hodeïda en dépit d’un accord parrainé par les Nations unies et signé le 13 décembre 2018, prévoyant de céder le contrôle de cette installation à des forces neutres (les anciens agents de la douane) et un redéploiement des forces des rebelles et du gouvernement autour de la ville.

M. T. et Agences

Auteur: elmoudjahid
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