Comme attendu, les Oranais étaient plus nombreux, hier après-midi, à manifester contre le système auquel ils demandent de partir. En effet, les derniers développements survenus sur la scène politique nationale semblent avoir donné un nouveau souffle au mouvement dans sa dernière semaine de Ramadhan. Cela s’est illustré, notamment à travers les slogans scandés et les pancartes brandies par les manifestants qui ont exprimé — avec un langage simple — des revendications claires et nettes.
Le premier rassemblement à la place du 1er-Novembre (point de départ de l’itinéraire habituel) a commencé un peu plus tôt que d’habitude.
En effet, avant même la fin de la prière du vendredi, des centaines de manifestants étaient déjà sur place. Au bout de la rue Miramar, la foule a observé une minute de silence à la mémoire du défunt Fekhar Kamel Eddine, le militant des droits de l’homme. Justement, cet événement tragique, survenu au cours de la semaine, a fortement marqué la marche d’hier. Ainsi, en plus des affiches, pancartes et banderoles ayant repris les revendications classiques du mouvement du 22 février, à savoir le départ de tout le système, nombreux d’autres ont exprimé des revendications autour de cette affaire. «Pour libérer le pays, il faut libérer tous les détenus de l’opinion avant qu’il ne soit trop tard», lit-on sur une grande affiche. 
Dans le même registre, d’autres manifestants estiment que «l’Algérie est prise en otage» et il est temps de «la libérer», en scandant «Irhalou» ou «Partez tous, car nous n’allons pas nous arrêter».
Une partie des Oranais qui ont marché, hier, ont réitéré leur refus à toute sorte d’ingérence étrangère dans les affaires internes du pays à travers des slogans hostiles à l’un des pays du Golfe. «Non à l’ingérence étrangère sur  la terre des chouhada !», pouvait-on lire sur une pancarte. Et comme chaque vendredi, depuis quelques semaines, les manifestants ont réitéré leur attachement au caractère civil de l’État, «Dawla madania», ce sont, entre autres, les slogans brandis hier. Ils réclament aussi une vraie justice et un État de droit. Comme vendredi passé, hier, les Oranais ont réitéré leur solidarité avec leurs compatriotes, à travers quelques slogans scandés pendant la manifestation : «Libérez Al Assima».  Les appels à une période de transition étaient aussi forts présents, hier, à travers de nombreux slogans.
A. S.

Auteur: elmoudjahid
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