La confusion n’est pas énorme, mais si on n’est pas du métier, on n’y comprend pas grand-chose. Il n’est pas question de remettre en cause l’engagement des médecins ou de débattre de leur capacité à répondre à cette autre urgence qu’impose la pandémie. Personne ne contestera la façon dont le corps médical réagit aux sollicitations de malades en mal d’assistance aggravée.
Plus personne n’ignore, par ailleurs, que partout à travers la planète, on enterre aussi par centaines et au quotidien. On sait tout ça, mais il ne suffit pas, hélas, de le savoir pour s’assurer que l’on va surmonter l’impact d’une catastrophe à l’échelle planétaire ou celle induite par la difficulté qu’il y a à maîtriser sa progression. Je me souviens qu’il y a plusieurs mois déjà, des spécialistes du monde médical avaient fortement conseillé de réserver des hôpitaux aux patients atteints par la Covid-19 et d’autres aux malades chroniques. Les structures hospitalières étant en nombre suffisant, on aurait amplement de quoi séparer les personnes contaminées des autres. Mais on ne l’a pas fait et il faudra un jour sans doute se poser la question : pourquoi ? Oui, pourquoi un même service abrite-t-il à la fois une aile Covid saturée et une autre, celle censée prendre en charge les malades chroniques, quasiment vide ?
Du coup, quand on vous affirme que le service réservé au coronavirus est complet et qu’il n’y a plus de place pour personne, on ne vous raconte pas de salades. Logique qu’une aile soit saturée et l’autre quasi déserte, puisque les malades chroniques qui paniquent à l’idée d’aggraver leur état renoncent à leurs soins et restent chez eux, au péril de leur vie.
Ces mêmes spécialistes annoncent une décrue dans quelques jours avant une reprise des contaminations en janvier. Pourquoi ne pas profiter de ce laps de temps, fût-il court, pour remettre les choses en ordre à propos des hôpitaux ? Et puis, il y a ces histoires de membres de la famille qui font office de gardes-malades à la place du personnel paramédical avant de sortir infecter leur entourage. Et comme un roulement s’opère au niveau des familles, le nombre de personnes infectées augmente de façon exponentielle.
M. B.
Auteur:
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.