Il ne se passe plus un jour sans que l’autorité de l’Etat est bafoué et que ses agents soient humiliés. Après les incidents du boulevard Kheireddine Bacha, c’est l’aéroport de Tunis-Cathage d’ëtre le théâtre d’incidents dont les protagonistes sont les mêmes à quelques exceptions près : la force publique et la coalition El Karama  qui défraie la chronique depuis un certain temps. Une dame tunisienne a été empêchée par la police de prendre l’avion au motif qu’elle était fichée S. Comme par hasard, le chef de cette coalition qui se trouvait là, a pris le parti de la dame et demandé aux agents de revenir sur leur décision. Refus catégorique des agents qui objectent qu’il s’agit d’une décision de justice qu’ilssont tenus d’exécuter. Chose que le député n’apprécie pas en insistant sur sa qualité de représentants du peuple. Un de ses collègues essaie d’intimider l’agent « vous n’avez pas le droit de vous opposer à un représentant de peuple ». Réponse du policier : »ces propos sont indignes d’un représentant du peuple ». Des  cris fusent « tahia Tounès ». Surpris, le député décline pour la énième fois sa qualité.  Il n’impressionne personne De guerre lasse, il finit par appeler ses collègues, absents, à la rescousse. L’arrivée du syndicat des la police mettra fin à l’ncident. Tout penaud, le député bat en retraite. Habitué à s’en prendre aux femmes, il a trop préjugé de ses forces, cette fois-ci. C’est ce qu’on appelle une justice immanente.Cet évènement constitue un tournant. On critique souvent la police. Je dirais : heureusement qu’ils sont là. La peur va peut-être changer de camp.

  

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