Les participants à une rencontre de communication organisée, mardi à Oujda, à l’occasion de la Journée nationale de la sécurité routière, ont appelé à davantage d’implication des jeunes dans les campagnes de sensibilisation sur la sécurité routière afin d’endiguer l’hécatombe des routes.

Initiée par la Cour d’appel d’Oujda, cette rencontre placée sous le signe « La sécurité routière et l’action judiciaire », a été l’occasion de présenter les acquis réalisés en la matière au niveau national mais aussi de dresser le bilan alarmant des routes qui tuent chaque année 3.500 personnes, soit une moyenne de 9 à 10 morts chaque jour.

Cette rencontre, qui a été marquée par des exposés traitant de ce fléau, a permis de débattre des défis à relever et des moyens à mettre en œuvre pour lutter contre les accidents de la route et ces coûts sociétal et économique très importants.

Intervenant à cette occasion, le procureur général du Roi près la Cour d’appel d’Oujda, Fayssal El Idrissi, a fait remarquer que la célébration de cette Journée permet de s’arrêter sur les réalisations accomplies durant l’année écoulée et sur les contraintes devant être surmontées afin de réduire le nombre des accidents de la route.

M. El Idrissi a également tiré la sonnette d’alarme sur les accidents de la route qui, outre les dégâts humains qui en résultent, coûte au Maroc 2,5% du PIB, soit 15 MMDH chaque année, avec tout ce qui en découle en termes de conséquences économiques et sociales, appelant les conducteurs et les piétons à s’impliquer de manière consciente et responsable au respect du code de la route et de la circulation.

Il a dans ce sens plaidé en faveur d’une prise de conscience collective des usagers de la route sur la nécessité de respecter la loi et de combattre les comportements à risque, tels que l’utilisation du téléphone en conduisant, le non-respect de la limitation de vitesse et du port de la ceinture de sécurité, la conduite en état de somnolence ou sous l’emprise de l’alcool ou encore le manque d’entretien du véhicule.

L’approche judiciaire ne suffit pas à elle seule à contrer ce fléau, a-t-il fait remarquer, notant que l’implication effective des acteurs de la société civile et des médias s’avère indispensable pour atteindre les objectifs escomptés en matière de sécurité routière et de prévention des accidents de la circulation.

Pour sa part, la représentante de la Direction régionale de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, Malika El Alaoui a fait savoir que le Maroc, dans le cadre de la Stratégie nationale de sécurité routière 2017-2026, vise à réduire de 25% le nombre de morts dans les accidents de circulation à l’horizon 2021 et de 50% à l’horizon de 2026, en se basant sur cinq enjeux relatifs aux piétons, aux motocyclistes, aux accidents dont est impliqué un seul véhicule, au transport professionnel ainsi qu’aux accidents dont sont victimes les enfants de moins de 14 ans.

Cette stratégie vise aussi à concentrer les ressources sur ces enjeux pour parvenir à réduire le taux d’accidents de 50% en adoptant des mesures réalistes et claires susceptibles de réaliser des résultats importants à l’horizon 2021 et 2026, a-t-elle dit.

Mme El Alaoui a par ailleurs appelé à multiplier les campagnes de sensibilisation auprès des élèves et des étudiants, à contrôler le temps de conduite et de repos notamment pour les conducteurs professionnels, à renforcer la signalisation routière, à généraliser les radars fixes et à éliminer les points noirs et les zones d’accumulation des accidents.

Depuis l’instauration en 2006 de la Journée nationale de la Sécurité routière, le Maroc ne cesse de déployer des efforts considérables pour faire face à l’hécatombe des accidents de la circulation.

Cette Journée constitue une véritable occasion pour faire connaître, impliquer et donner un rayonnement autant que possible à cette question auprès de toutes les couches de la société marocaine.

Auteur: Soufiane ELAHMAR
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