Selon un rapport de la Commission Technique de Réhabilitation (CTR) des
entreprises du secteur public et parapublic, le producteur d’huile de palme
Pamol plantations PLC a perdu 83,9% de son chiffre d’affaires entre 2016-
2018. Tandis que la Cameroon Development Corporation (CDC), à cette même
période, a vu son chiffre d’affaires chuter de 60,9%. La baisse enregistrée par
ces deux entreprises agro-industrielles est due à la crise anglophone dans les
régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où se trouve certaines de leurs
plantations.
Les pertes enregistrées se concentrent sur la filière banane de la CDC,
complètement à l’arrêt depuis 2018. Seules les filières huile de palme et
caoutchouc de cette entreprise continuent de fonctionner timidement, grâce à
des plantations situées à la périphérie de la région du Sud-Ouest, notamment
dans certaines localités de la région du Littoral.
À en croire la CTR, la situation désastreuse au sein de ces deux entreprises
publiques a eu une incidence notable sur le chiffre d’affaires global réalisé par
les entreprises publiques camerounaises en 2018. Il a culminé à 1 223 milliards
de FCFA, en hausse de seulement 0,5% en glissement annuel.
Rappelons que le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) avait
procédé à une évaluation des conséquences économiques de la crise sur les

activités des entreprises se trouvant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-
Ouest.
Cette dernière actualisée au mois d’octobre 2019, montre que la CDC a un
manque à gagner en chiffres d’affaires et donc de recettes d’exportation pour
le pays qui se chiffre à environ 30 milliards de FCFA. Concernant les entreprises
exerçant dans les deux régions concernées, le manque à gagner est de
l’ordre de 785 milliards de FCFA. Pour l’Etat camerounais, les préjudices en
termes de taxes sont d’environ 18,4 milliards de FCFA.

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Auteur: Nasser Ngoume
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