La crise sociopolitique qui sévit les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest plombe les activités de Pamol Plantations PLC. De sources internes à la société, l’unité agro-industrielle publique a besoin d’au moins 6,8 milliards de FCFA pour remettre à flot et combler les pertes due au conflit. Actuellement, l’on dénombre environ 200 employés sur les 2 600 recensés avant les attaques constantes dans ces zones. Ceux-ci seraient restés pour poursuivre les activités quotidiennes de l’entreprise agro-industrielle. Des efforts qui ne suffisent pas pour redynamiser les activités au sein de Pamol.

L’arrêt des activités de Pamol, apprend-on, a mis un coup de frein à un vaste programme d’investissements implémenté depuis 2015 au sein de l’entreprise. Ce programme prévoit notamment l’acquisition d’une unité de production d’huile de palme, d’une capacité de 30 TM par heure. Il est également prévu la construction d’une savonnerie et l’extension des plantations de l’entreprise sur une superficie de 500 hectares dans la presqu’île de Bakassi. Pour conduire ce programme d’investissements, Pamol Plantations Plc et l’État du Cameroun ont signé un contrat plan d’un montant de 14 milliards de FCFA, qui attend toujours d’être financé.

Entre 2010 et 2016, l’agro-industriel croulait sous un déficit de plus de 8,2 milliards de FCFA, une dette fiscale de 3,7 milliards de FCFA et plus de 2,2 milliards de FCFA dus à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). Son exploitation a en outre été plombée par une mesure prise en octobre 2008 par les autorités, interdisant l’exportation de l’huile de palme alors que, dans le même temps, les salaires des employés de l’entreprise devaient connaître une augmentation automatique.

Cette unité agro-industrielle est la deuxième à payer le lourd tribut de la crise anglophone dans la région du Sud-Ouest, après la Cameroon development company (CDC). Deuxième employeur après l’Etat avec 22 000 employés désormais au chômage, cette société a récemment exprimé des besoins de financement de 29 milliards de FCFA, pour la relance de ses activités.

Afficher plus

Auteur: Nasser Ngoume
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.