«L’Algérie, qui recèle de grandes opportunités d’investissement, est un pays important dans la région, et une partie de mon travail consiste à élargir nos relations commerciales», a déclaré, jeudi dernier, à partir d’Aïn Defla, l’ambassadeur des États-Unis en Algérie,  John Desrocher, en marge de l’inauguration de Frame Metal, une usine de fabrication de structures métalliques mise sur pied dans le cadre d’un partenariat algéro-américain, en vertu de la règle 51% / 49%. 

En effet, différents hauts responsables des deux pays n’ont cessé de relever la nécessité de diversifier et développer les relations économiques bilatérales. Pour le diplomate, «le gouvernement algérien a fait état de sa volonté de diversifier son économie, une entreprise à laquelle nous prendrons part de manière active, accompagnée de bonnes pratiques commerciales et du transfert des connaissances». A propos de l’usine où il s’est rendu, M. Desrocher a souligné que les outils, les machines et la technologie qui sont utilisés font d’elle «la première installation du genre en Afrique». 

De son côté, le PDG de Imetal, Tarik Bouslama, a noté que ce projet vient concrétiser le souhait des Etats-Unis de mettre en place un partenariat hors hydrocarbures avec l’Algérie. Sur cette nouvelle unité, il indique qu’elle est basée sur des technologies modernes dans le domaine de la construction. Notons que cette diversification recherchée a été récemment mis en avant par le ministre du Commerce, Saïd Djellab, assurant que d’ici le mois de juin prochain tous les mécanismes nécessaires seront mis en place pour faciliter aux opérateurs algériens d’exporter leurs produits vers les Etats-Unis. 

Parmi ces mécanismes figure «la Maison de l’Algérie aux Etats-Unis», une exposition permanente des produits algériens dans ce pays, a précisé M. Djellab en marge d’une rencontre algéro-américaine tenue à l’issue d’une visite de 4 jours d’une délégation d’hommes d’affaires américains en Algérie. 

Parmi les mesures qui devront faciliter aux opérateurs algériens d’exporter leurs produits vers les Etats-Unis, figure également la création d’une plate-forme virtuelle qui permettra aux industriels Algériens de faire connaitre et commercialiser leurs produits. En effet, la partie américaine avait sa disponibilité à renforcer les relations commerciales bilatérales avec possibilité d’aller vers un partenariat approfondi, prévoyant la création d’un hub commercial pour conquérir l’Afrique. 

Comme première étape, le département du Commerce et la puissante fédération commerciale américaine (AmCham) ont décidé de dépêcher à Alger plusieurs missions d’opérateurs économiques pour prospecter l’outil de production national et aussi recenser les produits algériens susceptibles d’être commercialisés sur le marché américain. En termes de chiffres, Smail Chikhoun, Président du conseil d’affaires algéro-américain avait indiqué que les «investissements américains dans les hydrocarbures ces trois dernières années ont atteint 800 millions de dollars. 

Ils pourraient augmenter avec la mise en œuvre de la stratégie Sonatrach 2030 qui vise en particulier à doubler l’effort d’exploration», hors hydrocarbures, et pour la même période, «les investissements américains ont atteint 300 millions de dollars». 

Fouad Irnatene

Auteur: elmoudjahid
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