Par Faouzi SNOUSSI

Il est devenu clair que les pouvoirs publics, dans leur forme et composition actuelle sont sur la défensive et acculés par l’incompétence, c’est pourquoi ils se rabattent sur les médias qu’ils considèrent comme la première source de leurs ennuis. Acculés financièrement, sans perspectives d’avenir clair, dans un climat politique trouble, la presse poursuit, vaille qui peut, sa noble mission tout en dénonçant toutes les interférences et les tentatives pour la museler.
Les menaces commencent à se multiplier contre la liberté d’expression, surtout que les appels à la chute du gouvernement et que les critiques contre les agissements du chef du parti islamiste Ennahdha commencent à fuser de partout. Ces signes de malaises ne peuvent en aucun cas tranquilliser les citoyens, en cette période de pandémie de Covid-19, précédée et, aussi, accompagnée par un marasme économique des plus inquiétants.
Profitant de cette crise qui accapare l’attention de tout le pays, certaines parties malintentionnées veulent instaurer une dictature, en se basant sur des prétextes fallacieux, dans le but de museler la presse, les médias et toutes les critiques possibles.
Des politiciens n’ont pas trouvé mieux que de passer aux menaces, dans une tentative pour calmer le jeu. Mais, il est visible que ce n’est pas ce qui va dissuader les médias de faire leur devoir et le citoyen de s’exprimer librement. Cette liberté d’expression a été acquise aux forceps, après des années de militantisme et de batailles contre les anciens régimes autocratiques et ce n’est pas, aujourd’hui, qu’on va baisser les bras. Et il n’est pas question de laisser le champ libre à des esprits malsains qui ne cherchent qu’à instaurer leur hégémonie et de museler ceux qui protègent la société contre des agissements et des personnes qui veulent profiter d’une certaine conjoncture, afin de faire ce qu’elles veulent, sous couvert d’une immunité ou d’un haut poste qui leur épargne toute poursuite, même si elles sont dans l’illégalité.
Les gens honnêtes n’ont pas peur des critiques, parce qu’elles les aident à se corriger et d’améliorer leur rendement au service de la communauté nationale. Seuls en ont peur ceux qui savent qu’ils sont dans le faux et qui veulent persévérer sur la même voie, pour des profits personnels ou partisans mesquins. Mais, la presse qui a été de tous temps aux premiers rangs, ainsi que les patriotes ne laisseront pas le champ libre aux déviances.

Auteur: letemps1
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