Il sera désormais possible de pêcher dans les eaux internationales. Les textes de loi y afférents sont fin prêts et seront incessamment publiés au Journal officiel. L’annonce a été faite, hier, à Alger, par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, lors de l’ouverture des travaux de la 2e session de l’Assemblée nationale de la Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture.
Chérif Omari, qui s’exprimait en marge de cette session, a précisé que ces textes permettront la délivrance des brevets au profit des capitaines pour qu’ils puissent pêcher en dehors des eaux territoriales algériennes, et précisé à cet effet que cette nouvelle disposition permettra d’augmenter «sensiblement» les quantités de poissons pêchés et, donc, de faire « diminuer » le prix de revient.
Chérif Omari a affiché à cette occasion sa joie de venir rencontrer les professionnels du secteur pour aborder avec eux l’ensemble des problèmes qui les tracassent.
Il s’agit aussi, pour le même responsable, de faire le point sur les projets en cours, avant de faire une annonce importante. «Le Premier ministre a donné des instructions fermes pour le développement et la promotion de ce secteur stratégique. Le dernier Conseil du gouvernement a mis l’accent sur l’impérieuse nécessité d’encourager la construction de passerelles entre la recherche scientifique et le secteur de la pêche et l’aquaculture. La recherche doit être au service de notre développement économique», a-t-il indiqué, affirmant que la pêche et l’aquaculture «contribuent» à la sécurité alimentaire du pays et sont «pourvoyeuses» d’emploi et de richesse.
Omari a noté que l’objectif escompté est d’aller vers une aquaculture «intelligente» et assuré que l’Etat accorde tous les moyens humains et matériels pour soutenir ce secteur. «Nous accordons également une attention particulière aux jeunes investisseurs car ce créneau permettra de construire une économie forte», a-t-il fait savoir non sans affirmer que ce travail de promotion est l’affaire de « tous » les secteurs. Et d’ajouter que cette rencontre permet, outre les échanges, de débattre de façon constructive sur plusieurs points tels que l’investissement et l’amélioration des conditions de vie des pêcheurs.
SIPA d’Oran : du 6 au 8 novembre prochain
Le même responsable a, par ailleurs, affirmé que son département soutient particulièrement tous les projets visant à lutter contre les effets des changements climatiques, d’autant plus que notre pays est touché par la désertification.
Sur un autre registre, le ministre a rappelé que la 8e édition du Salon international de la pêche et de l’aquaculture (SIPA), prévu du 6 au 9 novembre prochain, à Oran, est un rendez-vous « important » et une « belle opportunité » pour se comparer avec les autres pays et pour voir ce qui se fait ailleurs. Lors de cette édition qui voit l’Egypte être l’invité d’honneur, plus de 100 exposants et 11 pays seront présents. Ce salon permettra de dégager de nouveaux axes et faire valoir nos compétences.
Le Salon international de la pêche et de l’aquaculture, organisé depuis 2003, permet l’émergence d’une «véritable» dynamique de l’investissement productif dans ces filières, à travers la participation de l’ensemble des partenaires du secteur. Ainsi, cette 8e édition du SIPA a pour objectifs de mettre en évidence les capacités du secteur de la pêche et de l’aquaculture ainsi que de «valoriser» les acquis et «accéder» aux technologies de «pointe» dans ce domaine.
Sami Kaidi
Auteur: elmoudjahid
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