En mois de 10 jours, le nombre de bêtes mortes de la peste des petits ruminants (PPR) et de fièvre aphteuss est passé de 27 à 279, 178 ovins, 100 caprins et un bovin. Soit 10 fois plus. Le nombre de foyers est passé de 17 à 39.
C’est ce qu’a indiqué le responsable de l’inspection vétérinaire de la wilaya d’El Tarf, Nacer Chibani, lors d’une réunion de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) autour des préoccupations des agriculteurs et des éleveurs. Le président de l’UNPA, Abadlia Saci, déplore le manque de vaccins et les retards de livraison. Il a engagé les professionnels à prendre les mesures préventives, en attendant l’arrivée des vaccins.
Pour leur part, les éleveurs n’ont pas caché leurs inquiétudes et leur colère devant la décimation de leurs troupeaux décimés. Ils ne sont pas tout à fait rassurés sur les indemnisations promises, mais ce n’est qu’un lot de consolation car, pour eux, une bête perdue représente des petits à naître en moins que ne compense pas l’indemnisation.
Avec les marchés qui resteront fermés encore un mois, les éleveurs sont doublement pénalisés et, par ricochet, les consommateurs avec les prix qui ont enclenché une courbe ascendante. A une question relative aux circuits institutionnels, pour savoir si des ventes de bétail s’effectuaient illicitement en dehors de marchés aux bestiaux comme dans d’autres régions du pays, on nous a répondu que les éleveurs évitent cette pratique car les sanctions peuvent être lourdes.
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