Les agriculteurs pourront désormais irriguer leurs cultures à partir des eaux des barrages et des eaux souterraines, avec des quantités qui seront fixées par le ministère des Ressources en eau, selon les besoins et la superficie des surfaces agricoles. 

Cette décision approuvée par le gouvernement a été prise afin de «rationaliser» l’utilisation de l’eau destinée à l’irrigation dans le secteur de l’agriculture du développement rural et de la pêche. Elle a été réglementée par la promulgation d’un décret exécutif définissant les surfaces des périmètres irrigués, ainsi que les règles et engagements permettant la valorisation de l’eau et la préservation des terres agricoles. 

Selon le directeur du développement agricole au ministère, Mohamed Kosseira, le décret en question définit deux types de surfaces agricoles lesquelles comprennent les grands périmètres irrigués qui sont les surfaces de plus de 1.000 hectares. Elles bénéficieront aux grands systèmes d’irrigation à partir des barrages ou des eaux souterraines. 

Le deuxième type de surfaces concerne les petits périmètres de moins de 1.000 hectares qui sont approvisionnés par des petits barrages d’eau, sous la tutelle des autorités de wilaya. Le même responsable a affirmé qu’une «coordination est en cours avec les services du ministère de l’Agriculture pour déterminer les méthodes d’exploitation et de prise en charge des barrages réalisés ». Pour rappel, le ministre des Ressources en eau, Ali Hammam, a mis l’accent récemment sur «l’importance de rentabiliser les barrages d’eau pour développer davantage les périmètres irrigués», et appeler à une «meilleure» exploitation de ces ouvrages en favorisant le dialogue et la communication avec les agriculteurs pour une «meilleure» prise en charge des contraintes soulevées. Il a précisé que son département ministériel œuvre à élargir les périmètres agricoles irrigués, affirmant que les décrets et dispositions relatifs à cette opération ont été déjà élaborés. 

Le ministre a indiqué, par ailleurs, que des études sont en cours pour «élargir» les surfaces agricoles irriguées à travers l’exploitation des eaux des stations d’épuration et des eaux des barrages, à l’instar du barrage de Beni Haroun (Mila), l’un des plus grands barrages de l’Afrique avec une capacité de stockage avoisinant le 1 milliard de mètres cubes actuellement.

 Une quantité, a ajouté M. Hammam, qui permettra de «faire face» à toute difficulté relative à la disponibilité des eaux d’irrigation ou d’Alimentation en eau potable (AEP) pour les six wilayas de l’Est du pays, approvisionnées à partir de cet important ouvrage hydraulique. 

Il faut dire également que 88,3% des superficies irriguées par la petite et moyenne irrigation (PMH), soit 983.404 ha sur un total de près de 1.113.854 ha, le sont à partir d’eaux souterraines et provenaient, à plus de 50%, de l’ensemble des ressources, des forages et à plus de 30% des puits.

Les eaux superficielles irriguaient au total 121.858 ha, soit 11% des superficies irriguées par la PMH». 

Quant aux grands barrages, Il a souligné qu’ils ont distribué en 2015, plus de 385 millions/m3 (toutes ressources confondues), ce qui a permis d’irriguer une superficie totale de 51.947 ha, soit une dose moyenne de 6.429 m3/ha.

Salima Ettouahria 

Auteur: elmoudjahid
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