06/02/2019 – Les participants à une journée d’étude sous le thème « Recherche scientifique, innovation, insertion professionnelle et entrepreneuriat », organisée mardi à Nador, ont plaidé en faveur de la promotion de l’esprit et la culture de l’entrepreneuriat et l’innovation en mettant à profit la recherche scientifique.
Initiée par la Faculté Pluridisciplinaire de Nador (FPN), en collaboration avec la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de l’Oriental (CCISO), cette journée, ayant réuni des acteurs socio-économiques de la région, des associations locales, en sus d’institutions de recherche et d’analyse nationales comme le Centre National pour la Recherche Scientifique et Technique (CNRST) et le Laboratoire des Essais et d’Etudes publics (LPEE), a été l’occasion de faire découvrir aux étudiants et aux jeunes diplômés les différents débouchés d’une carrière professionnelle, de mieux les orienter et également de renforcer les capacités des étudiants à faire des choix et des décisions judicieuses relatives à leurs options d’études.
Intervenant à cette occasion, le vice-président chargé de la recherche scientifique à la FPN, Mohamed Atounti, a appelé les étudiants à adhérer à des initiatives d’auto-emploi et à créer leurs propres entreprises, ajoutant que la promotion d’un développement durable passe par la création d’entreprises au niveau régional, particulièrement par les jeunes, levier majeur du décollage économique et du développement inclusif et durable.
La FPN oeuvre constamment à accompagner les étudiants et les jeunes diplômés, a-t-il assuré, faisant savoir qu’en 2018, la faculté à organisé plus de 37 activités dédiées à la recherche scientifique et à la promotion culturelle, alors qu’en 2019 elle projette d’organiser 45 colloques et journées à vocation scientifique.
Pour sa part, l’enseignant chercheur, Hicham Mansour, a souligné l’impératif d’encourager et d’accompagner les projets créatifs de recherche scientifique et de renforcer les relations de l’Université avec son environnement socio-économique et avec les opérateurs aussi bien privés que publics, notant que le côté pratique joue un rôle de premier plan permettant une intégration fluide et réussie des jeunes diplômés dans le monde du travail.
Et d’ajouter que cette rencontre a pour objectifs de partager les connaissances et les expériences réussies avec les étudiants et de les mettre à jour en matière du savoir et des nouveautés, ainsi que de leur faciliter le contact avec les acteurs socio-économiques pour intégrer le milieu professionnel, appelant les étudiants et les jeunes diplômés à accompagner cette forte dynamique, tous azimuts, que connait la région de Nador.
De son côté, Hassan Ghazal, représentant du CNRST a mis l’accent sur l’importance de la promotion de l’intelligence artificielle en tant que levier de développement, prônant plus d’interdisciplinarité entre les départements et les disciplines afin de contribuer à la promotion de la recherche scientifique.
M. Ghazal a, par ailleurs, passé en revue les différentes missions du CNRST qui est chargé notamment d’apporter son concours au renforcement de l’infrastructure nationale de recherche, d’effectuer des prestations de services au profit des opérateurs de recherche, et de contribuer à la valorisation et au transfert des résultats de recherche.
Il s’agit également de mettre en oeuvre des programmes de recherche et de développement technologique dans le cadre des choix et priorités fixés par l’autorité gouvernementale de tutelle et de contribuer à la diffusion de l’information scientifique et technique, et à la publication de travaux de recherche et d’assurer des travaux de veille technologique.
Il a également fait savoir que le CNRST finance un programme de bourses d’excellence destiné à encourager les meilleurs étudiants, titulaires d’un Master ou d’un diplôme équivalent, à poursuivre des études doctorales en vue de la promotion de la recherche dans l’université marocaine, notant que le nombre de bourses d’excellence accordées aux étudiants méritants, pour une durée de 36 mois non renouvelables, est fixé à 300 chaque année.