La méthodologie adoptée pour l’élaboration des programmes repose sur une approche innovante, fondée sur une logique qui prend en compte les spécificités de chaque territoire et la participation directe des acteurs locaux, a affirmé Fouzi Lekjaâ devant la Commission des finances (Ph. Bziouat)

Après la présentation en plénière, Fouzi Lekjaâ a enchaîné par un exposé des nouveautés apportées par le projet de loi de finances (PLF) pour 2026. L’une d’entre elle concerne le lancement d’une nouvelle génération de programmes intégrés de développement territorial. Le ministre en charge du Budget a annoncé la création d’un Fonds de développement territorial intégré, doté de 20 milliards de DH. Cette manne servira au lancement d’un programme prioritaire pour 2026. L’objectif est d’accélérer la mise en œuvre d’un ensemble de mesures urgentes à fort impact social et territorial. Ce qui permettra d’améliorer les services de base, de réduire les disparités territoriales et de renforcer la résilience des zones vulnérables, notamment les régions montagneuses, tout en stimulant l’emploi local.
En tout cas, ces programmes s’articulent autour de quatre axes principaux. En tête, le soutien de l’emploi, le renforcement des services sociaux de base, en particulier dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement et des soins de santé. Il s’agit aussi d’adopter une gestion anticipative et durable des ressources en eau, tout en lançant des projets intégrés de mise à niveau territoriale. Une attention particulière sera accordée aux zones montagneuses, aux oasis et au développement des zones côtières, ainsi qu’à l’élargissement du programme des zones rurales émergentes.
Ainsi, en matière d’éducation et d’enseignement, il faudra améliorer l’accès et la qualité de l’éducation, et lutter contre l’abandon scolaire, en particulier chez les enfants des douars éloignés. En matière de santé, il est impératif de renforcer l’accès équitable à des services de santé de qualité au profit des catégories vulnérables, à travers des actions immédiates ayant un fort impact territorial. Concernant ces programmes, il mise sur une gestion proactive des ressources hydriques.
En matière d’aménagement territorial intégré, il est nécessaire d’améliorer les infrastructures de base, de réduire les disparités spatiales et de renforcer l’attractivité locale. L’emploi et l’inclusion économique ne sont pas en reste. Il est impératif de créer des opportunités d’emploi immédiates et de renforcer l’inclusion socio-économique des jeunes et des femmes.
D’ailleurs, le ministre n’a pas omis de rappeler que conformément aux instructions royales, le gouvernement accordera une attention particulière à la mise en œuvre du programme de mise à niveau des centres ruraux émergents. Pour l’heure, 542 centres ont été identifiés, qui regroupant 60 % de la population rurale. Il s’agit de la mise en place d’un programme prioritaire pour l’aménagement de 77 centres et l’accélération de la mise à niveau de 36 autres centres dès 2026 pour un budget évalué à 2,8 milliards de DH.


97,1 milliards de DH pour l’Education nationale

LES efforts sont également portés sur le secteur de l’éducation qui sera doté de 97,1 milliards de DH au titre de l’année prochaine, soit 11,5 milliards de DH de plus que le budget de 2025. Pour cela, il faudra accélérer la mise en œuvre de la feuille de route pour la généralisation de l’enseignement préscolaire, à travers la création d’environ 4.800 nouvelles classes pour la rentrée scolaire 2026-2027, portant ainsi le total à près de 40.000 classes, pour plus d’un million d’élèves scolarisés. A cela s’ajoute l’amélioration de la qualité de la formation et l’extension du modèle des écoles pionnières afin d’inclure 6.626 établissements primaires et 1.286 collèges durant l’année scolaire 2026-2027. L’objectif est d’atteindre une couverture totale d’ici l’année scolaire 2027-2028. Le budget servira également à la valorisation de l’offre scolaire, avec l’ouverture d’environ 170 nouveaux établissements scolaires pour la rentrée 2026-2027, portant ainsi leur nombre total à 12.611 établissements. En tout cas, Fouzi Lekjaâ a annoncé la poursuite des efforts en matière de soutien social, avec, pour la rentrée scolaire 2025-2026, un total de 683.244 élèves bénéficiaires du transport scolaire, de 80.245 bénéficiaires des cantines scolaires et de 216 959 bénéficiaires de l’internat. Et cela dans l’objectif d’une généralisation du transport scolaire au profit de 730.000 élèves d’ici 2027.


Réhabilitation de 1.600 autres centres de santé

Dans le domaine de la santé, le budget sera augmenté en 2026 pour atteindre 42,4 milliards de DH. Cela représente 9,8 milliards de DH en plus par rapport aux dotations de 2025. Une partie de ces fonds servira au renforcement de l’offre de soins à travers notamment le lancement de l’opération de réhabilitation et de rénovation de 90 hôpitaux. Au menu également la mise en service, d’ici la fin de cette année, de 1.367 lits dans les deux CHU d’Agadir et de Laâyoune. Le CHU Ibn Sina de Rabat sera opérationnel en 2026. Outre la mise à niveau de 1.400 centres de santé, le ministère procédera au lancement de la 2ᵉ phase qui consiste dans la réhabilitation de 1.600 centres sur trois ans.
Mohamed CHAOUI

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Auteur: Mohamed CHAOUI
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