La commission de la fatwa du ministère des Affaires religieuses a annoncé officiellement, avant-hier, le maintien de l’abattage rituel de l’Aïd El Adha, alors que le pays est confronté, depuis fin juin, à une flambée des cas de contamination à la Covid-19. Elle a ainsi mis fin au suspense et à la polémique qui ont entouré cette fête religieuse, prévue dans deux semaines.

Ladite commission a estimé que le rituel du sacrifice doit se faire dans le strict respect des consignes de prévention et des règles d’hygiène, afin d’éviter la propagation de la Covid-19. La commission ministérielle a annoncé une série de mesures à respecter lors du sacrifice du mouton de l’Aïd.

Outre la stérilisation des outils d’abattage, elle a préconisé la réduction du nombre de participants à l’opération d’abattage et le port du masque de protection à toutes les étapes liées au sacrifice. La commission de la fatwa a aussi autorisé les citoyens à effecteur l’abattage rituel durant le deuxième et le troisième jour de l’Aïd, afin d’éviter les rassemblements.

Elle a appelé les Algériens à éviter tout abattage rituel sur les routes et dans les espaces publics. Enfin, la commission a exhorté les citoyens d’éviter les rassemblements, les visites familiales et aux cimetières à l’occasion de la célébration de cette fête religieuse. Les autorités ont multiplié ces dernières semaines les signaux d’alarme quant au risque de la célébration de la fête de l’Aïd El Adha.

Le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie avait mis en garde contre le «danger de la célébration anarchique de ce rituel sur la propagation du coronavirus». Le gouvernement avait aussi instruit les walis pour fermer les marchés aux bestiaux à travers de nombreuses wilayas du pays, afin d’éviter la propagation du nouveau coronavirus.

En outre, les autorités ont ordonné le reconfinement de plusieurs communes affectées par la pandémie. Ces derniers jours, plusieurs voix, dont celle du sénateur Abdelwahab Benzaim, s’étaient élevées pour appeler à l’annulation de l’abatage rituel en raison des risques sanitaires liés à la Covid-19. De leur côté, l’Association nationale des oulémas et le Conseil national des imams autonomes étaient montés au créneau pour défendre le maintien de l’abattage rituel. 

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Auteur: Anis Khecheba
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