Dans une interview accordée au panafricain Jeune Afrique, édition du 28 juillet 2019, le directeur général du Port Autonome de Douala (PAD), Cyrus Ngo’o, confiait s’agissant du processus d’attribution du terminal à conteneurs du port de Bonabéri suspendu par le Tribunal administratif du Littoral à la demande du consortium Apmt-Bolloré (arrivé 7e après l’examen des offres de l’appel public international à manifestation d’intérêt N° 2018/001/Apimi/Pad du 12 janvier 2018, qu’il va se poursuivre. Ce que recherche le Pad, avait-t-il poursuivi, c’est un concessionnaire « capable et disposé à s’arrimer à la nouvelle vision, à la dynamique de développement et de modernisation en cours d’implémentation au Port Autonome de Douala et contribuer efficacement à la croissance économique du Cameroun ». Depuis le 21 août dernier, le PAD a d’ailleurs formé un pourvoi en cassation de l’ordonnance N° 90/Ose/Pta/Dla/19 rendue le 16 août 2019 par le président du Tribunal administratif de céans, dans cette affaire qui l’oppose au consortium cité supra.
Au Port autonome de Douala, on se veut serein. Selon une source proche du dossier, le processus entamé va continuer imperturbablement et dans les délais. « Après le dialogue compétitif, la commission ad hoc chargée d’examiner les offres des candidats à la gestion du terminal à conteneurs du Port de Douala-Bonabéri va poursuivre sereinement les travaux qui sont entrés dans la dernière ligne droite ». Les mêmes sources indiquent que les résultats sont attendus dans quelques semaines. Pour mémoire, un appel public international à manifestation d’intérêt et/ou un avis de consultation international restreinte sont des compétitions qui mettent en lice plusieurs candidats.
C’est ce dispositif que prévoit la convention de concession N°389 du 28 juin 2004 du Tac du Port de Douala-Bonabéri, en son article 25, relatif au renouvellement et à la révision de la concession. « Le groupement Apmt-Bolloré a donc pris part librement à la compétition et n’a tout simplement pas été admis parmi les cinq premiers, après examen et évaluation des candidats classés selon des critères rigoureux, par la commission interne ad hoc de passation de la concession du Terminal à conteneurs du Port de Douala-Bonabéri, dans laquelle siègent les représentants du ministère des Finances, du ministère des Transports et de l’Autorité portuaire nationale [Apn, Ndlr] et le Pad », explique un responsable du PAD. Qui précise que le processus d’attribution des concessions des activités au Port de Douala-Bonabéri est encadré par la résolution N°567-17/Ca/Pad du 22 décembre 2017. « Il ne s’agit pas d’appliquer au futur concessionnaire de quelconques mesures coercitives. Mais, nous exigeons, en tant qu’Autorité portuaire, l’application et le strict respect du cahier de charges », souffle une source à l’Apn.
Auteur: EcoMatin
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