Après une pause habituelle observée le 1er janvier, les activités au port de Douala-Bonabéri ont repris. Les premiers déchargements de l’année se sont déroulés le 2 janvier 2020 sur le quai 14 de cette infrastructure portuaire, en présence des dirigeants du Port autonome de Douala (PAD), notamment le président du conseil d’administration, Shey Jones Yembe, et le directeur général, Cyrus Ngo’o. Accompagnées du directeur général des Douanes, Edwin Fongod Nuvaga, ces personnalités ont tenu une réunion dans la salle de conférences de la Capitainerie du port, pour faire le point.
Lire aussi : La Régie du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri prête
Selon le PCA de l’autorité portuaire, il était question de s’assurer que les activités continuent normalement, le contrat de concession de Douala International terminal (DIT) étant arrivé à sa fin le 31 décembre. Le top management du PAD en a également profité pour rassurer les 410 employés de l’ex-concessionnaire à propos des dispositions prises par la régie du PAD à leur garantir des conditions de travail semblables à leur ancien employeur.
Une reprise des activités qui s’est déroulée dans un contexte particulier marqué par une guéguerre judiciaire entre le PAD et DIT, filiale du groupement APMT-Bolloré. En effet, le 31 décembre, le tribunal administratif du Littoral à Douala a ordonné la suspension des effets de la résolution prise par le conseil d’administration du PAD le 6 décembre, qui créait une Régie déléguée chargée de la gestion du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri, le processus de désignation d’un nouveau concessionnaire ayant été suspendu. Cette décision a été prise à la suite d’un recours introduit par DIT pour dénoncer « le recours à la régie » et « la réquisition des moyens et ressources de DIT afin de permettre à la régie d’assurer la continuité des opérations du terminal ».
Sauf que, face à cette décision de justice, l’autorité portuaire fait prévaloir ses prérogatives de puissance publique et a décidé d’assurer la continuité du service public sur le terminal à conteneurs. Bien plus, pour contrecarrer la filiale de Bolloré, le PAD a formé un pourvoi au tribunal administratif du Littoral à Douala, contre l’ordonnance rendue le 31 décembre. Me Amad Tidjan Kouotou, avocat agissant pour le compte du PAD, a 30 jours pour produire son mémoire à la chambre administrative de la Cour suprême. D’ici là, le terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri devra continuer ses prestations.
Articles similaires
Auteur: Francky
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.