Le bras de fer entre Washington et Téhéran ne s’assouplit pas. Les relations entre les Etats Unis et l’Iran restent tendues comme un arc depuis l’avènement du président américain et sont rejet de l’accord sur le nucléaire iranien. Considérant le pays des mollahs comme «une menace» sur l’équilibre régional, les pressions US ont revêtus, depuis, plusieurs formes allant des sanctions économiques, à l’embargo sur les exportations du pétrole iranien, jusqu’à la démonstration de la force militaire. Ainsi, l’armée américaine a dépêché un porte-avions et une force de bombardiers au Moyen-Orient, dans une sorte de message «clair et indubitable» à l’Iran pour reprendre les propos tenus hier par le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton. Ce dernier a affirmé que l’envoi de cette armada militaire, dans une zone déjà en ébullition après que Téhéran ait menacé de paralyser le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz dans le Golfe persique, d’où transit le tiers du pétrole mondial, est «en réponse à des indications inquiétantes d’escalade et de mises en garde», sans détailler la nature de l’escalade imputée à Téhéran. Selon M. Bolton, le déploiement a pour but de faire savoir au régime iranien que «toute attaque contre les intérêts des Etats-Unis ou contre ceux de nos alliés rencontrera une force implacable», a-t-il poursuivi. Cependant, le communiqué ne précise pas pourquoi ce déploiement se déroule maintenant. D’autant que depuis un certains temps, Washington tente vainement d’ailleurs, de faire classer par la communauté internationale le Hezbollah libanais comme organisation terroriste. 

L’approche de l’administration Trump se heurtera t-elle à une levée de bouclier des partenaires de l’Iran qui à titre d’exemple fournit désormais plus de 13% des importations pétrolières chinoises. En tout les cas la détermination américaine de recourir un jour à la force pour renverser le régime iranien en place ne fait plus de doute. En Septembre 2018 Le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, avait déjà réclamé au Pentagone des plans militaires pour frapper des sites iraniens.

 «La politique déclarée des États-Unis devrait être le renversement du régime des mollahs à Téhéran» avait il alors lancé. Simple coup de bluff ou mise en place d’un réel plan d’attaque, le chaudron Moyen-Orient ne s’apaisera pas de sitôt.

M. T. 

Auteur: elmoudjahid
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