L’expert en finances, Mohamed Boukhari et la juriste Hind Benmiloud se sont mis d’accord, lors de leur passage à notre forum, sur la nécessité d’ouvrir les bureaux de change pour récupérer le dinar algérien circulant dans le marché informel et de minimiser l’influence négative du blanchiment d’argent et la devise. Deux phénomènes qui nuisent énormément à l’économie nationale. Lors de son intervention, l’expert en finances et universitaire, Mohamed Boukhari a considéré que «la gestion de l’économie algérienne ressemble à l’anarchie qui règne au square Port Saïd, haut lieu du change parallèle, où l’on ne trouve aucune traçabilité des transactions», appelant à instaurer des bureaux de change pour «légitimer l’argent non déclaré».
Dans ce cadre, l’avocate à la Cour suprême, Hind Benmiloud, a souligné que le vrai changement «palpable» vient «dès qu’on commence à éradiquer la circulation de l’argent dans le marché informel», précisant que l’instauration des bureaux de change permettra de suivre de près le circuit de l’argent en toute transparence et traçabilité.
Il est à noter que le square est considéré comme le plus grand marché du change parallèle de devises en Algérie depuis des années, au su et au vu des gouvernements successifs. Il devient donc «illogique», selon nos invités, d’aller vers la récupération de notre argent à l’étranger au moment où l’opacité entoure le flux de l’argent à l’intérieur même du pays.

Auteur: elmoudjahid
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