Le général major à la retraite, et actuel candidat aux élections présidentielles, M. Ali Ghediri, a souligné, la nécessité d’opérer des changements sur la scène politique en Algérie.
M. Ghediri a affirmé lors de son passage au forum d’El Moudjahid, que «les partis qui ont servi de paravent au système en lui donnant la caution de la légitimité historique, feront partie de ceux qui doivent débarrasser la scène politique dans la deuxième République». Celui-ci ira plus loin en affirmant que des partis et des groupes se sont accaparés de l’histoire et qu’«il était temps que cette histoire revienne à son légataire qui est le peuple».
«Nul n’a le monopole de l’histoire. Il y a eu un accaparement manifeste et outrageux de l’histoire, des richesses de l’identité et de la révolution et de la religion», a-t-il regretté. Et d’ajouter que, «ces partis ne seront pas dissous mais Il y aura une reconfiguration de la cartographie politique en Algérie, sur la base de nouveaux critères et des nouveaux rapports tels que l’impose un Etat démocratique authentiquement républicain».Abordant par ailleurs le sujet de l’accompagnement de l’institution militaire de la période de transition, M. Ghediri a estimé que l’Armée nationale est en train de faire de la politique par défaut. Selon lui, «cette intrusion s’est faite naturellement parce que les institutions ont failli». «C’est une institution qui appartient à tout le peuple et qui est en train de faire ce qu’elle croit être bon pour répondre aux revendications du peuple qui est sorti dans la rue exiger le changement radical», a-t-il argumenté.
Pour M. Ghediri, «l’institution militaire doit aujourd’hui, accompagner la transition démocratique en Algérie puis retourner exercer ses fonctions constitutionnelles après avoir veillé à ce que le peuple recouvre sa souveraineté sur la scéne politique».
Du système politique en Algérie M. Ghediri estime que ce dernier s’il pouvait le circonscrire en quelques personnes, le problème ne se poserait plus. «Mais le système est beaucoup plus compliqué que ça», a-t-il affirmé. «Le système est une philosophie, un mode de pensée, le fonctionnement de l’Etat. Les partis politiques font partie également de ce système qu’ils nourrissent et dont ils se nourrissent», a-t-il dit. De ce fait, le futur candidat aux élections du 4 juillet prochain propose dans son programme électoral, une «rupture sans reniement» qui vise à mettre fin à «la corruption, à l’autoritarisme, au système rentier et clientéliste. Celui des groupes d’intérêts et des oligarques». Le projet alternatif de ce militaire à la retraite comprend la construction d’une «IIe République, réellement démocratique et moderne. Un Etat de droit reposant sur les libertés individuelles et les valeurs communes nationales où le citoyen sera le déterminant central».
Son projet, il le conçoit «avec la participation du peuple aussi bien dans sa définition que dans sa mise en œuvre». Estimant enfin, que» la rupture est un «combat d’idées», il fait appel au peuple pour le mener, «en indispensable jonction avec son élite».
Salima Ettouahria

Auteur: elmoudjahid
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