Air Algérie a décidé de licencier 12 travailleurs pour leur participation à «un arrêt de travail collectif illégal en violation avec les dispositions réglementaires et légales», a indiqué la direction de la société.

La décision vient d’être notifiée par le conseil disciplinaire de l’unité aux techniciens de la maintenance qui ont, poursuit la société, le droit de «déposer un recours sous huitaine au niveau de la commission de discipline centrale».

Les douze travailleurs, membres du Syndicat national des techniciens de la maintenance avion (SNTMA), ont déjà fait l’objet d’une suspension «temporaire» de la relation de travail suite à la grève déclenchée en novembre 2018. Il est à noter que le Syndicat national des travailleurs de la maintenance des avions d’Air Algérie (SNTMA) avait qualifié cette grève d’«anarchique».

Devant la persistance de la menace sur le service maintenance, la société a lancé, en novembre dernier, un appel à candidature pour le recrutement de techniciens et d’ingénieurs de la maintenance aéronautique via un placard publicitaire paru dans la presse nationale.

Les syndicats grévistes ont dénoncé ce qu’ils ont qualifié de «manœuvre» de la direction, faisant remarquer dans une déclaration à El Watan qu’un diplôme universitaire (spécialité aéronautique) plus une formation continue durant 5 ans spécifique à chaque type d’avion (Boeing, Airbus, ATR) sont nécessaires pour être habilité à réviser un aéronef ou un élément de l’aéronef.

Les grévistes s’étaient insurgés contre ce procédé (recrutement de nouveaux techniciens), d’autant plus que Alleche Bakhouche, PDG de la compagnie, a signifié qu’Air Algérie a décidé «le gel des recrutements» et qu’elle est en pleine phase de «redéploiement du personnel».

Selon les protestataires, la société a aussi essayé de faire appel à des retraités, mais même dans ce cadre-là, il leur faut un recyclage d’au moins un an (El Watan 21/10/2018). Le PDG du pavillon national a annoncé, début février, dans une déclaration sur une chaîne de télévision privée, la tenue d’une réunion avec les syndicats des travailleurs pour discuter de plusieurs questions en suspens, rapporte le site algerie-eco.com.

Le PDG a signalé que sa compagnie «se penchera sur les préoccupations et les demandes des travailleurs et étudiera les dossiers très sérieusement afin de résoudre les problèmes en suspens, mais les demandes ne pouvent être satisfaites en raison des moyens limités de la société, pour laquelle il n’est pas possible de tout satisfaire», rapporte le site.

Les revendications mises en avant par le syndicat d’entreprise ont trait, principalement, à la révision de la grille des salaires et des primes, l’accélération de l’intégration des travailleurs sous Contrats à durée déterminée (CDD) et l’arrêt des mises à pied abusives et les ponctions sur salaires sans motifs valables. 

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Auteur: Hicham Chouadria
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