Le sport est devenu un vecteur de croissance économique, un élément de promotion sociale et un référentiel culturel. D’où la nécessité de l’aborder avec plus de perspicacité pour assurer de nouveaux modèles de carrières professionnelles. L’implication des différentes fédérations et structures organisationnelles dans l’élaboration de lois et orientations stratégiques est de plus en plus pressante pour réussir cet enjeu.
«Toutefois les partis politiques et les représentants des deux chambres au parlement ne sont pas réactifs et ne réservent pas d’intérêt à un secteur qui concerne plus de 60% de marocains, âgés de moins de 35 ans», ont souligné les participants à la rencontre débat, «enjeux et réalités sportives» organisée dernièrement par l’association Espace Mouloudia.
«Excepté quelques questions orales sur les prestations de l’équipe nationale de football lors des compétitions internationales, le sport ne bénéficie pas de l’attention qu’il mérite», s’indigne El Hassan Merzak, président de l’association organisatrice de cette rencontre.
De son côté Moncef El Yazghi, spécialiste des politiques publiques et des lois du sport, a insisté sur l’importance de la pratique sportive dans la promotion des territoires et la valorisation des ressources humaines. Il a rappelé, à ce sujet, que la liste des états membres de l’Organisation des Nations unies recense les 193 états membres alors que la FIFA compte 211 associations nationales affiliées.
Un constat qui interpelle l’ensemble des intervenants dans le champ sportif notamment en matière de diplomatie parallèle, présence effective au niveau des différentes instances internationales et application des orientations royales contenues dans les différentes lettres adressées aux responsables sportifs.
Dans le préambule de la loi n° 30-09, relative à l’éducation physique et aux sports, il est clairement souligné que le développement du sport est le premier jalon dans le processus d’édification d’une société démocratique et moderne, processus qui constitue l’un des grands projets de société engagés par le Souverain.
Quant à Soufiane Bouchakour, Dr en économie régionale et développement territorial, il a expliqué que le sport est devenu un fardeau au développement au lieu d’être un élément de croissance. Ce qui nécessite la professionnalisation de la pratique tout en l’inscrivant dans les plans d’aménagement urbain.
Il a aussi conditionné l’octroi des subventions aux équipes sportives via la procédure d’appel à projet. Alors que Badr el Maqri, historien, a focalisé sur l’importance du patrimoine sportif dans l’ancrage des valeurs de citoyenneté, de solidarité et de tolérance.
De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI
Auteur: hlafriqi
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