Les débats autour de la Déclaration de politique générale du gouvernement se sont poursuivis, hier, à l’Assemblée populaire nationale, lors d’une séance plénière présidée par M. Mouad Bouchareb, en présence du Premier ministre et de membres du gouvernement.
Les députés étaient nombreux à appuyer la Déclaration de politique générale du gouvernement, appelant par la même occasion à «préserver les acquis» et à «poursuivre les réformes politiques».
Des députés ont mis en exergue la «nécessité de lever le gel des projets pour améliorer le niveau de vie des citoyens». Les députés ont en effet soutenu que « la conjoncture actuelle que traverse le pays nécessite la préservation des acquis, notamment en matière de sécurité et de stabilité nationales». Les interventions de la majorité parlementaire étaient axées également sur l’importance «d’approfondir les réformes politiques » et de « faire face aux défis, sécuritaires, notamment». L’on peut citer parmi ces interventions, à titre d’exemple, celle du député Imen Mustaphaoui (FLN), qui a souligné « toute l’importance d’approfondir les réformes politiques dans le cadre du programme du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, visant à renforcer la démocratie et à garantir les libertés individuelles et collectives». Intervenant pour leur part, les députés Kamal Bouchoucha et Taous Mourad (RND) ont salué le contenu de la déclaration de politique générale du gouvernement. Ils affirment que ce document «recèle des chiffres qui reflètent la réalité des efforts consentis pour la mise en œuvre du programme du Président Bouteflika, visant la consolidation de l’Etat de droit et la relance de l’économie nationale ». Les deux députés ont mis en avant l’impératif de conjuguer les efforts des forces vives du pays « pour poursuivre et approfondir les réformes devant réaliser le développement durable et préserver les acquis de la sécurité et de la stabilité nationales, notamment en cette conjoncture marquée par des défis nationaux et internationaux». Leur emboîtant le pas, le député Abderrazak Terbeche (FLN) a, lui aussi, vivement salué le contenu de la Déclaration de politique générale du gouvernement, notamment en ce qui concerne le volet relatif aux réformes opérées dans le secteur de la justice. Le député Terbeche rappellera, dans ce contexte, les lois qui ont été promulguées en matière de consolidation des fondements de l’Etat de droit, lesquelles lois ont contribué à l’enrichissement de la législation, a-t-il souligné, appelant à « la préservation des acquis réalisés et à la poursuite des réformes ». Les députés des partis TAJ et MPA ont, eux, insisté sur « l’importance de reconnaître les réalisations indéniables accomplies», de même qu’ils ont mis en exergue l’impératif de « bannir le discours défaitiste en milieu juvénile ». Certains membres de l’APN ont, cependant, été très critiques, appelant à la levée du gel sur plusieurs projets pour remédier aux différents problèmes, dont le chômage, ont-ils soutenu.
Le député Yahia Bnine (MSP) a estimé que la Déclaration de politique générale englobait « des chiffres ne reflétant pas la réalité et dénués de crédibilité ». Poursuivant ses propos, il a relevé l’importance d’œuvrer «sérieusement à créer des postes d’emploi à travers la levée du gel sur les projets». Le député Fethi Kouchi (PT) a, quant à lui, qualifié la déclaration de « non conforme à la réalité», « vu les chiffres erronés avancés », a-t-il affirmé. Il a ensuite insisté sur la nécessité de prendre en charge les travailleurs qui sont dans le cadre des « contrats de préemploi» et du « filet social ». Pour sa part, le député Lakhdar Ounhani (Union Ennahda-Adala-Bina), a plaidé pour la levée du gel sur les projets, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation nationale et de la jeunesse, soulignant, lui aussi, la nécessité de «prendre en charge les employés exercant dans le cadre des contrats de préemploi ».
Il convient de signaler que, lundi dernier, lors d’une séance nocturne, présidée par M. Mouad Bouchareb, en présence des membres de l’Exécutif, les députés ont évoqué, lors du débat sur la Déclaration de politique générale du gouvernement, les acquis réalisés ces dernières années, de même qu’ils ont appuyé, dans leur majorité, le contenu du document soumis au débat. Le députée Dahbia Loucif (RND) a mis en avant, lors de son intervention, la vision prospective du président de la République. Elle a appelé cependant à l’impératif de déployer davantage d’efforts, notamment en matière de création d’emploi au profit des jeunes. Le députée Houria Mounia Laouadi, du même parti, a relevé les progrès réalisés dans notre pays, notamment lors des cinq dernières années, « riches en réalisations », et ce, en dépit de la chute des cours du pétrole, fera-t-elle remarquer. La députée Karima Athmane (parti TAJ) a souligné, elle aussi, toutes les réalisations accomplies durant ces dernières années, mettant en relief la politique de réformes engagées. Cette députée notera dans ce sillage qu’ « en dépit de tous ces acquis, il reste encore quelques lacunes à corriger, comme c’est le cas pour la bureaucratie qui entrave les projets d’investissement ». S’exprimant pour sa part, le député Bekai Hemal (MPA) a fait part de son soutien et appui au contenu de la Déclaration de politique générale du gouvernement, de même qu’il a valorisé les acquis réalisés ces dernières années. La députée Chafika Ferarma (Union Ennahda-Adala-Bina) a appelé à être à l’écoute des revendications du peuple et à ouvrir un dialogue « sérieux » avec l’ensemble des acteurs, en vue de construire l’avenir de l’Algérie.La députée Meriem Messaoudani ( MSP) a déploré « la dégradation de la situation économique du pays, en raison d’une mauvaise gestion, et ce, en dépit des quelques acquis réalisés dans plusieurs secteurs », a-t-elle affirmé. Enfin, le député Mohamed Hallali (des Indépendants) s’est félicité des nombreux acquis « indéniables qui ont été réalisés dans plusieurs secteurs ». L’accent sera mis, toutefois, sur l’importance de « redoubler d’efforts » et de « promouvoir certains secteurs névralgiques, tels que l’agriculture, qui constitue l’une des principales alternatives économiques», a-t-il soutenu, insistant, d’autre part, sur l’importance de « lever le gel sur un certain nombre de projets».
Soraya Guemmouri
Auteur: elmoudjahid
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