Lors de sa rencontre avec les représentants de la société civile d’Annaba, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, a souligné, lundi à Annaba, l’importance des présidentielles du 18 avril prochain assurant que «l’Etat honore ses échéances constitutionnelles et son régime démocratique » consacré par «des hommes demeurés loyaux au pays, lors de ses plus graves crises, et à leur tête le Président de la République Abdelaziz Bouteflika». Il a également relevé que ce rendez-vous électoral se prépare «en toute transparence, intégrité et impartialité», rappelant que «le défi d’aujourd’hui est la préservation de la quiétude et du calme». Il appelle à la mobilisation de tous pour le succès des prochaines présidentielles.
Selon le ministre, la démocratie participative devrait impérativement se hisser en mode de gouvernance au niveau des collectivités locales pour le besoin d’une gestion optimisée des affaires de la cité et une prise en charge des préoccupations des citoyens.
A partir d’Annaba, le ministre a rappelé avec force lors d’une rencontre avec les représentants de la société civile «la consécration effective du principe de la démocratie participative garantira à lui seul de jeter des ponts de communication entre les divers acteurs pour soulever les insuffisances et trouver les moyens de les traiter». Par définition, la démocratie participative se rapporte à l’implication du citoyen dans la vie publique par voie de consultation. Le succès de cette pratique exige nécessairement plus d’ouverture de la part des gestionnaires locaux vis-à-vis des représentants de la société.
L’émergence d’une culture de concertation commune et la politique de proximité où l’avis du citoyen est pris en considération dans toute démarche engageant l’avenir immédiat où lointain de la collectivité sont autant d’élément qui confortent la démocratie participative.
Ce que le ministre de l’Intérieur à d’ailleurs rappelé en mettant l’accent sur l’importance de mettre en place des espaces organisés, en communication régulière entre les forces vives actives locales constituant un pouvoir de proposition face aux problèmes vécus.
Il a également estimé que «le traitement des fléaux naturels ou sociaux comme les inondations et l’émigration clandestine nécessite une approche participative basée sur l’étude de ces phénomènes, l’identification de leurs causes et la mobilisation des moyens pour y remédier concrètement». En outre, il est également admis que le recours à la démocratie participative est aussi le moyen efficace à même de prémunir la collectivité de toute tension sociale dont les conséquences peuvent s’avérer fâcheuses dans certains cas. A noter que ce n’est par la première fois que M. Bedoui a eu à insister sur la promotion du principe de la démocratie participative à l’occasion de ses différentes visites de travail et d’inspection effectuées dans différentes wilayas. L’on se souvient, en effet, qu’au cours de son déplacement en novembre dernier, à Souk Ahras, il avait même qualifié la démocratie participative de revendication populaire consacrée par la constitution. Le citoyen est aujourd’hui placé au cœur de toutes les réformes engagées par les pouvoirs publics dans le pays», a assuré M. Bedoui. Il avait par la même occasion mis en relief l’insistance du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à servir le citoyen n’importe où même dans les endroits les plus profonds et lointains, à travers des régions frontalières et dans le Sud. Dans la même optique, il rappellera aussi que «la commune représente la cellule fondamentale de l’Etat et le moteur du développement durable» estimant que «l’élection à la commune n’est pas un poste, mais une responsabilité qui, à l’avenir, se concrétisera à travers un code qui reliera le citoyen à l’élu».
Karim Aoudia