Mustapha Kamel Nabli avait eu l’honneur de la couverture du n°1 de Leaders en juin 2011. Il venait alors d’être nommé gouverneur de la Banque Centrale. La révolution tunsienne avait à peine six mois.Le monde entier portait un grand intérêt à ce pays qui venait de réussir une révolution sans violences. Un groupe d’éminents économistes lançait un appel au monde entier pour aider la Tunisie « ce pays de 10 millions d’habitants dont le peuple a lancé un mouvement démocratique dans le monde arabe qui pourrait bien remodeler la zone méditerranéenne et l(Union européenne ».Commentant cette démarche, Mustapha Kamel Nablt notait : « c’est à nous, « Tunisiens qu’il revient de créer notre avenir, un monde fait de démocratie, de bonne de gouvernance, de liberté d’expression, d’Etat de droit ».
10 ans après, MKN fait la « une » du même magazine. Entre 2011 et 2021 la Tunisie a dilapidé son capital de sympathie. L’instabilité politique, sociale et économique s’est installée ccertainement pour un certain temps, les institutioss financières sont sur le point de la lâcher.
Conscient de la gravité de la situation que traverse le pays, il propose dans une longue interview à Leaders du mois de mars, propose « une feuille de route pour un dialogue national réussi.Faute de quoi, la Tunisie continuera à s’embourber dan ses contradictions ».
Rnt tout cas, et indépendamment du sort que connaîtra cette démarche nos chroniqueurs attendent beaucoup des jeunes : AbdelAziz Kacem pense »à ceux qui viendront après nous « : « même outrageusement délabrée je suis sûr que la Tunisie éternelle est capable d’accoucher de célébrités en grand nombre ».
Pour Mohamed Hedi Zaïem, il faut « donner des perspectives à la jeunesse de vivre et travailler au pays », alors que Riadh Zghal estime que « l’espoir viendra peut-être de ces jeunes qui ont maintenant grandi qui se secoueront de leur léthargie politique pour occuper la place qu’ils méritent »
L’actualité culturelle et particulièrement l’activité éditoriale est en plein boom: La revue présente les nouveau livres de Hichem Djaïet » Penser l’Histoire; penser la Religion »‘Cérès Tunis), » Les hypothèses infinies » d’Albert Memmi (CNRS Editions Paris, et La « Transition immobile, chronique d’un échec » de Abbès Mohsen (La Maison du livre Tunis).
Enfin, des hommages sont rendus à la mémoire de l’ancien gouverneur de la BCT et ministre de l »Economie Chédli Ayari, l’ancien secrétaire de l’Agriculture, Abderrahman Ben Messaoud et Suzanne Guellouz ancienne professeure à la faculté des Sciences humaines de Tunis qui nous ont quittés récemment.
Sommaire
Edito
• Epuisement
Par Taoufik Habaieb
En couverture
• Feuille de route pour un dialogue national réussi
Par Mustapha Kamel Nabli
Opinion
• Les jeunes, la révolution et les réformes
Par Riadh Zghal
Nation
• Donner des perspectives à la jeunesse de vivre et travailler au pays
Par Mohamed Hédi Zaiem
• À ceux qui viendront après nous
Par Abdelaziz Kacem
Chronique
• Haro sur l’obscurantisme !
Par Habib Touhami
Société
• Une institution économique et sociale disparue. Les amines des métiers
Par Mohamed El Aziz Ben Achour
• L’œuvre éducatrice de Rome
Par Ammar Mahjoubi
• Le nouveau livre de Hichem Djaït: Penser l’Histoire, penser la Religion
• La Tunisie, la Méditerranée et l’Orient: Au miroir de l’histoire
• L’Antiquité tunisienne revisitée par Samir Aounallah
• Devenir Memmi
• La transition immobile: Panorama haute définition de la décennie 2011-2020
• Chedly Ayari : L’économiste pluriel
• Suzanne Guellouz, une amie de toujours et une enseignante rayonnante
Par Mounira Chapoutot-Remadi
• Abderrahman Ben Messaoud : l’agronome
Billet
• Le bilan calamiteux d’une décennie
Par Hédi Béhi
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