Tous les candidats répondant aux conditions d’éligibilité à la candidature à la présidentielle ont déposé leur dossier au Conseil constitutionnel. Désormais, il faudra attendre 10 jours pour connaître les noms de ceux qui partiront à l’assaut du palais d’El-Mouradia.
En effet, ils sont 20 postulants à prétendre à la magistrature suprême, mais seront beaucoup moins à faire la campagne électorale. Le Conseil constitutionnel a reçu dimanche dernier les derniers candidats à la présidentielle venus déposer leur dossier complet.
Le dossier de candidature du Président sortant, Abdelaziz Bouteflika, qui a annoncé le 10 février dernier sa décision de briguer un nouveau mandat, a été déposé par son directeur de campagne électorale, Abdelghani Zaalane.
Le président du front El Moustakbal Abdelaziz Belaid et du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne qui avaient déjà participé aux précédentes présidentielles ont également confirmé leur participation au scrutin du 18 avril. Le président du Mouvement El Infitah, Omar Bouacha, a déposé, pour sa part, son dossier de candidature auprès du Conseil constitutionnel, quelques heures seulement avant l’expiration du délai légal. Le président du Rassemblement algérien (RA), Ali Zeghdoud, et le candidat indépendant, Abdelhakim Hamadi, étaient les premiers à confirmer leur participation à l’élection présidentielle du 18 avril. Ces deux candidats ont remis jeudi dernier leurs dossiers de candidature au Conseil constitutionnel. Samedi, le président du Parti de la victoire nationale (PVN), Adoul Mahfoudh, et le président du mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, ont déposé leur dossier de candidature. La plupart des autres prétendants à la présidence de la République ont préféré attendre le dernier jour pour confirmer leur participation à cette élection, dont le général à la retraite, Ali Ghediri, qui a déposé, en tant qu’indépendant, son dossier de candidature à la présidence de la République.
Le président du Front des jeunes démocrates pour la citoyenneté (FJDC), Ahmed Gouraya, et du secrétaire général du Front de la bonne gouvernance (FBG), Aïssa Belhadi ont, eux aussi, attendu le dernier jour. D’autres candidats indépendants n’ont accompli cette formalité, prévue par la Constitution et la loi organique relative au régime électoral, adoptée à l’été 2016, que quelques heures avant l’expiration du délai de dépôt des candidatures. Il s’agit des candidats Abdelchafik Senhadji, Ali Skouri, Mohamed Boufarache, Amara Mohcen, Ben Tabi Ferhat, Loth Bonatiro, Chabane Rezzouk et Ayeb Raouf. Rachid Nekkaz, le candidat déclaré à la présidentielle du 18 avril a cédé la candidature à son cousin qui porte le même nom.
Le retrait du candidat n’est ni accepté ni pris en compte après la validation des candidatures
En effet, à la surprise générale, ce n’est pas Rachid Nekkaz, l’homme d’affaires, résidant en France, qui a déposé dimanche dernier sa candidature auprès du Conseil constitutionnel, mais c’est un autre Rachid Nekkaz, mécanicien de son état, et résidant à Chlef, qui a déclaré sa candidature à la présidence de la République.
Les partis de l’opposition optent pour la non-participation
Outre le dossier administratif contenant les renseignements du postulant, ce dernier doit notamment présenter soit une liste comportant aux moins 600 signatures individuelles de membres élus d’assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires et réparties, au moins, à travers 25 wilayas, ou bien une liste comportant 60.000 signatures individuelles, au moins, d’électeurs inscrits sur une liste électorale.
La demande est aussi accompagnée d’un dossier comportant plusieurs pièces, notamment une déclaration sur l’honneur attestant que l’intéressé possède uniquement la nationalité algérienne d’origine et qu’il n’a jamais possédé une autre nationalité, une déclaration sur l’honneur attestant de sa confession musulmane, un certificat de nationalité algérienne d’origine du conjoint de l’intéressé et une déclaration sur l’honneur attestant que le conjoint jouit uniquement de la nationalité algérienne.
Elle doit comporter également un certificat de nationalité algérienne d’origine du père et de la mère de l’intéressé, une déclaration sur l’honneur attestant la résidence exclusive, en Algérie, pendant 10 ans, au moins, sans interruption, précédant immédiatement le dépôt de candidature de l’intéressé, une attestation de participation à la Révolution du 1er Novembre 1954 pour les candidats nés avant le 1er juillet 1942 et une attestation de non-implication des parents du candidat, né après le 1er juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution. Par ailleurs, le président du parti Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, qui avait participé aux précédentes présidentielles, a annoncé qu’il ne se présentera pas à l’élection du 18 avril.
Le président et candidat déclaré du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri, a affirmé, pour sa part, qu’il ne participerait pas à cette élection présidentielle en cas de candidature du président sortant, Abdelaziz Bouteflika. Le Parti des travailleurs (PT), qui avait aussi retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles au ministère de l’Intérieur, a décidé également de ne pas participer à la prochaine élection présidentielle.
Salima Ettouahria
Auteur: elmoudjahid
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