Les modalités de dépôt des dossiers de  candidature à l’élection présidentielle du 18 avril prochain, dont le délai  arrive à terme ce dimanche à minuit, sont fixées par la loi organique  relative au régime électoral adoptée en 2016 et qui n’exige pas la présence  physique du candidat.

En effet, l’article 139 de cette loi stipule que « la déclaration de  candidature à la Présidence de la République résulte du dépôt d’une demande  d’enregistrement auprès du Conseil constitutionnel contre remise d’un  récépissé ».

L’article 141 du même texte précise que le Conseil constitutionnel statue  sur la validité des candidatures à la Présidence de la République par  décision dans un délai de dix (10) jours francs, à compter de la date de  dépôt de la déclaration de candidature. La décision du Conseil  constitutionnel est immédiatement notifiée à l’intéressé et publiée au  journal officiel.

Le dossier de candidature doit être déposé, après rendez-vous convenu  auprès du secrétariat général du Conseil constitutionnel, toujours  conformément aux dispositions de la loi électorale.

Le postulant à la magistrature suprême, conformément à la loi électorale,  doit présenter un dossier comprenant plusieurs pièces justificatifs  notamment un engagement écrit portant notamment sur la non utilisation des  composantes fondamentales de l’identité dans sa triple dimension islamique,  arabe et amazighe à des fins partisanes, le respect et la concrétisation 
des principes du premier Novembre 1954, le respect de la Constitution et des lois en vigueur et l’engagement de s’y conformer, la préservation de la  souveraineté nationale et le respect de l’alternance démocratique au  pouvoir par la voie du libre choix du peuple algérien.  

Selon la loi, le candidat doit présenter soit une liste comprenant 600  signatures individuelles de membres d’élus d’Assemblées populaires locales  (APC et APW) ou parlementaires et réparties au moins à travers 25 wilayas,  soit une liste comportant 60.000 signatures individuelles, au moins,  d’électeurs inscrits sur une liste électorale et ces signatures doivent  être recueillies à travers, au moins, 25 wilayas avec un minimal des  signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à  1.500.

Les conditions requises pour la candidature à la magistrature suprême du  pays sont bien définies par la Constitution qui précise, entre autres, que  le candidat doit jouir uniquement de la nationalité algérienne d’origine,  attester de la nationalité d’origine du père et de la mère, avoir 40 ans  révolus au jour de l’élection, être de confession musulmane, jouir de la  plénitude de ses droits civils politiques et attester de la nationalité  algérienne d’origine unique du conjoint.

Le candidat doit également justifier d’une résidence permanente exclusive  en Algérie durant un minimum de 10 années précédant le dépôt de la  candidature, justifier de la participation à la Révolution du 1er novembre  1954 pour les candidats nés avant juillet 1942 et justifier de la  non-implication des parents du candidat né après juillet 1942 dans des  actes hostiles à la Révolution du 1er novembre 1954.

APS

Auteur: elmoudjahid
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