L’opération de révision exceptionnelle des listes électorales prendra fin, aujourd’hui. Cette opération, qui intervient en prévision de la tenue prochaine de l’élection présidentielle du 12 décembre 2019, aura donc duré exactement quinze jours, conformément au décret présidentiel portant convocation du corps électoral.
Il faut dire, en effet, que l’article 2 du décret présidentiel n°19-245, du 15 septembre 2019, stipule qu’ «une révision exceptionnelle des listes électorales est ouverte à compter du dimanche 22 septembre 2019 et sera clôturée le dimanche 6 octobre 2019». Pour ce faire, l’Autorité nationale indépendante des élections —qui a été créée en vertu d’une nouvelle loi organique, faut-il le rappeler— avait invité les citoyennes et citoyens, non inscrits sur les listes électorales, notamment ceux qui auront 18 ans le jour du scrutin, à s’inscrire auprès de la commission communale au niveau de leur commune de résidence. L’ANIE avait également demandé aux électeurs ayant changé de lieu de résidence de «se rapprocher de la commission de révision des listes électorales de leur nouvelle commune de résidence». Ces demandes d’inscription devaient être appuyées aussi par la présentation de deux documents, « l’un justifiant l’identité, l’autre la résidence», signalons-le. Pour ce qui est des jours et des horaires d’ouverture des bureaux de la commission chargée de la révision des listes des élections au niveau des communes, ces derniers étaient ouverts tout au long de la semaine, de 9h00 à 16h30, à l’exception du vendredi. Pour ce qui concerne les membres de la communauté nationale établie à l’étranger, ils devaient, quant à eux, se rapprocher des représentations diplomatiques ou consulaires pour s’inscrire». L’autre remarque importante à mettre en exergue, dans ce contexte, c’est que selon les nouvelles dispositions apportées à la faveur de la loi organique relative au régime électoral, le fichier national du corps électoral est désormais placé sous la tutelle de l’Autorité nationale indépendante chargée des élections qui est elle-même chargée de préparer les élections, les organiser, les gérer et les superviser, de A à Z, soit du début de l’opération d’inscription sur les listes électorales et leur révision, jusqu’à l’annonce des résultats provisoires, en passant par toutes les étapes du processus électoral.
120 postulants à la candidature ont procédé au retrait des formulaires
Pas moins de cent-vingt postulants à la candidature pour l’élection présidentielle du 12 décembre prochain ont procédé au retrait des formulaires de souscription des signatures individuelles. L’Autorité nationale indépendante des élections précise que ce chiffre est arrêté au mercredi 2 octobre, ce qui signifie donc qu’il pourrait donc probablement être revu à la hausse durant les jours qui suivent. A noter que parmi les candidats à la candidature figurent notamment des responsables de partis politiques, à l’instar de l’ancien Chef de gouvernement, Ali Benflis, président du parti Talaïe El Hourriyet (Avant-gardes des libertés), Abdelaziz Belaid, président du Front El Moustakbal, et deux anciens ministres, Abdelkader Bengrina, président du mouvement El Bina, et Belkacem Sahli, président de l’Alliance nationale républicaine (ANR). Le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Azzedine Mihoubi, avait chargé des cadres du parti de retirer, en son nom, les formulaires de candidature. Relevons dans ce sillage que pas plus tard que vendredi dernier, les membres du Conseil national du Rassemblement national démocratique (RND) ont approuvé, à «l’unanimité», la candidature du secrétaire général par intérim du parti, Azzedine Mihoubi, à la présidentielle du 12 décembre, une approbation qui est intervenue, faut-il le rappeler, lors de la 7e session ordinaire du Conseil national du RND.
La liste des candidats à la candidature comprend également l’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, qui se présente, pour sa part, en qualité de candidat indépendant. Pour que les dossiers de candidatures soient approuvés, les postulants doivent répondre à un certain nombre d’exigences contenues dans la nouvelle loi organique relative au régime électoral. Il est notamment exigé de ces derniers de présenter cinquante mille (50.000) signatures individuelles, au moins, d’électeurs inscrits sur une liste électorale. Ces signatures doivent être recueillies à travers au moins 25 wilayas.
Le nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas ne saurait être inférieur à 1.200. La réglementation en cours fait par ailleurs obligation à ce que la Déclaration de candidature à la Présidence de la République résulte du dépôt, par le candidat lui-même, d’une demande d’enregistrement auprès du président de l’ANIE.
Conformément à la loi, l’ANIE —qui prend toutes les mesures et dispositions pour garantir la préparation et l’organisation des élections en toute intégrité, transparence et impartialité, sans discrimination entre les candidats— dispose en effet des prérogatives de réceptionner les dossiers de candidature d’élection du président de la République, de statuer en accord avec les dispositions de la loi organique relative au régime électoral et d’annoncer les résultats provisoires des élections. L’Autorité nationale indépendante des élections, qui est constituée d’un conseil, d’un bureau et d’un président, dispose de démembrements représentés par des délégations de wilayas, assistées de membres de délégations au niveau des communes, ainsi qu’au niveau des représentations diplomatiques et consulaires.
Autorité nationale indépendante des élections : installation des coordinateurs des délégations de wilaya
Pour ce qui concerne les démembrements représentés par des délégations de wilaya, l’on saura que les différents coordinateurs des délégations de wilayas relevant de l’ANIE seront installés au courant de cette semaine. L’annonce vient d’être faite par le président de l’autorité, Mohamed Charfi, qui a précisé que ces coordinateurs sont «des jeunes » et « de l’élite universitaire ».
Lors d’une conférence de presse animée par ses soins et consacrée à la présentation du bilan de l’Autorité qui l’a entamé depuis près de trois semaines, M. Mohamed Charfi a en effet mis en relief que « 90% de ces coordinateurs, âgés de moins de 48 ans, ont un niveau universitaire et jouissent d’une expérience professionnelle». Aussi et après avoir annoncé la liste nominative des coordinateurs des 48 wilayas, le président de l’ANIE a mis l’accent, notamment, sur le fait que ces coordinateurs jouissent de toutes les prérogatives conférées à l’ANIE, d’autant qu’ils « sont responsables de tout le processus électoral au niveau de leurs wilayas », a-t-il affirmé. M. Mohamed Charfi, qui a appelé les jeunes du Hirak à «soutenir l’Autorité en matière d’encadrement des bureaux de vote en vue d’assurer la régularité de cette échéance nationale», soulignera par la même occasion tous les efforts consentis par l’Autorité, lesquels efforts visent à «réunir les conditions propices à l’organisation d’une élection présidentielle régulière, à travers la mise au point de la stratégie de l’Autorité s’appuyant sur les aspects technologiques développés, et ce, pour éviter toute fraude lors des élections».
Aussi et en réponse à une question relative aux déclarations de certains présidents de partis qui sont plutôt sceptiques vis-à-vis de l’Autorité nationale indépendante des élections, M. Charfi a souligné que « le rôle de l’Autorité réside dans la garantie d’une concurrence loyale en veillant à la mise en place des conditions permettant d’atteindre cet objectif », de même qu’il annoncera que « l’Autorité élaborera à la fin de son action, un rapport détaillé sur son activité ».
Soraya Guemmouri
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Liste nominative des coordinateurs de wilaya
L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a annoncé vendredi les noms de ses coordinateurs au niveau des 48 wilayas, lesquels seront installés la semaine prochaine.
1. Adrar Ali Zine El Abidine Enseignant universitaire en Droit né en 1982
2. Chlef Mohamed El-Atef Enseignant universitaire en Sciences sociales / 1978
3. Laghouat Lahak Aissa Enseignant universitaire en Droit / 1976
4. Oum El Bouaghi Berrah Abderrahmane Huissier de justice / 1978
5. Batna Ammar Kerarcha Magistrat à la retraite / 1949
6. Bejaia Madani Khoudir Docteur en chimie /1965
7. Biskra Bouziane Mohmaed Toufik Enseignant universitaire en ressource /1963
8. Bechar Faci Abdallah Enseignant universitaire à la faculté de Droit /1955
9. Blida Sidi Moussa Mohamed Charif Enseignant universitaire /1962
10. Bouira Harket Djelloul Notaire et docteur en Droit /1965
11. Tamanrasset Badi Lakhdar Fonctionnaire/1981
12. Tébessa Kenaza Mohmed Enseignant universitaire en Sciences juridiques/1973
13. Tlemcen Bedjaoui Hafid Médecin chirurgien/1957
14. Tiaret Boussemaha Sheikh Enseignant universitaire en Sciences juridiques/1970
15. Tizi Ouzou Kheffache Kamal Enseignant universitaire et expert économique/1964
16. Alger Ben Necef Mouloud Avocat et enseignant universitaire/1986
17. Djelfa Taiba Ahmed Enseignant universitaire en Sciences juridiques/1970
18. Jijel Boulaaras Salim Directeur d’une entreprise nationale/1984
19. Sétif Hichour Fayssal Avocat/1972
20. Saida Saidi Chikh Enseignant universitaire en Sciences juridiques/1964
21. Skikda Amouchi Nesrine Doyen de faculté/1956
22. Sidi Belabbes Annani Maachou Vice-doyen de faculté/1966
23. Annaba Bouakidia Mourad Médecin/ 1964 Wilaya Nom du coordinateur Profession et âge de wilaya
24. Guelma Hamlaoui Hamid Vice-doyen de faculté/1960
25. Constantine Kaouane Mohamed Enseignant universitaire en Psychologie 1976
26. Médéa Aourouan Haroune Enseignant universitaire 1981
27. Mostaganem Meradji Omar Enseignant universitaire et docteur en Littérature arabe 1971
28. M’sila Fadli Sid Ali Enseignant universitaire en Droit constitutionnel 1980
29. Mascara Moussa Nacer Enseignant universitaire en Sciences juridiques 1987
30. Ouargla Chemsa Ali Avocat 1954
31. Oran Ben Daoud Abdelkader Avocat et enseignant universitaire 1969
32. El Bayadh Belarabi Abdelkader Sous-directeur d’un centre universitaire 1972
33. Illizi Mfissel Youcef Greffier et docteur en Droit 1981
34. Bordj Bou Arreridj Es Sghir Kichi Enseignant retraité 1964
35. Boumerdes Zaatchi Salim Journaliste 1983
36. El Taref Amrani Mourad Enseignant universitaire 1981
37. Tindouf Cherrad Mahmoud Notaire et docteur en Droit 1961
38. Tissemsilt Chouchane Ali Notaire 1978
39. El Oued Absi Ali Enseignant universitaire et docteur en Sciences économiques 1978
40. Khenchla Ounissi Bilal Vice-recteur 1983
41. Souk Ahras Athmani Menadi Professeur en Histoire 1973
42. Tipaza Zerguane El Haouass Huissier de justice 1959
43. Mila Lahchili Nassreddine Avocat 1987
44. Ain Defla Salami Mohamed Directeur de lycée 1957
45. Naâma Ben Djedid Fethi Docteur en Droit 1979
46. Ain Témouchent Ben Sghir Said Président du Bureau des activités sociales et des mouvements associatifs 1978
47. Ghardaïa Ouled Belkhir El-Chikh Enseignant universitaire 1973
48. Relizane Belaalia Menouar Avocat 1961.
Auteur: elmoudjahid
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