Exposition itinérante à travers 6 villes d’Afrique
28 artistes, 50 oeuvres, 15 pays
Comme promis par la Fondation pour le développement de la culture contemporaine africaine (FDCCA), la deuxième étape de l’exposition «Prête-moi ton rêve» quittera Casablanca pour Dakar, du 6 décembre 2019 au 28 janvier 2020, deuxième destination de son périple à travers le continent. Conçue comme un road show par les commissaires Brahim Aaloui et Yacouba Konate, l’exposition sillonnera plusieurs capitales africaines.
Abidjan, Lagos, Addis-Abeba, Cape Town, avant de revenir en juin 2020 à Marrakech, qui sera alors capitale de la culture africaine pour l’année. 28 artistes majeurs du continent y participent chacun avec une ou deux oeuvres majeures. Il y a les toiles d’une modernité stupéfiante du Melehi, les totems emblématiques du Béninois Dominique Zinkpé, les formes hybrides du Sénégalais Soly Cissé, l’installation éminemment politique du Camerounais Barthélémy Toguo ou encore les peintures faussement naïves du Congolais Chéri Samba.
L’escale dakaroise, qui s’installera au Musée des civilisations noires de la capitale sénégalaise, sera élargie avec la présence de nouveaux artistes tels que Bernie Searle (Afrique du Sud), Angèle Etoundi (Cameroun) et Rui Assubuji (Mozambique). En parallèle de l’exposition principale, le musée accueillera une exposition hommage dédiée à la Collection Henry Barbier. L’exposition carte blanche intitulée «Fent Bokk» sera confiée au jeune commissaire El Hadji Malick Ndiaye au musée Théodore Monod de Dakar.
Enfin, durant toute la durée de l’exposition, des conférences et tables rondes seront organisées autour des thèmes suivants: Déberlinisation, contemporanéités africaines, paradigme panafricain du 21e siècle, défis scientifiques, technologiques et industriels du 21e siècle, Religions et sociétés, l’Afrique et ses diasporas… L’exposition s’acheminera ensuite vers Abidjan au printemps 2020.
L’idée du projet est partie d’un constat sans appel. L’art africain trop longtemps sous-estimé a réussi à s’imposer sur la scène internationale, grâce notamment, à des manifestations majeures telles que «Les magiciens de la terre», au Centre Pompidou à Paris en 1989, l’exposition «Africa remix», présentée en Allemagne, en Grande-Bretagne, en France et au Japon en 2005 ou encore «100% Afrique» au Parc de La Villette à Paris.
Or si ces évènements ont eu le mérite de démontrer au regard européen, centré sur lui-même, qu’il existe une importante scène des arts contemporains non occidentale, il n’en reste pas moins qu’ils ont été organisés par et pour des publics occidentaux. «Des expositions qui n’ont jamais été montrées en Afrique. Il faut aider cette mémoire africaine, flottante, fantôme, à rentrer à la maison!», s’insurge Yacouba Konaté, entre autres membre du Conseil scientifique de l’Académie des Sciences, de la Culture et des Arts d’Afrique et des Diasporas. L’objectif de cette exposition itinérante est justement de donner à voir aux Africains de l’art africain.
A.Bo
Auteur: hlafriqi
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