Les pâtes alimentaires, la sardine à l’huile, la margarine, les alcools et spiritueux, les lessives et savons de ménage, les emballages, les câbles et fils électriques, les peintures et les carreaux sont désormais autorisés à la vente après le dépôt des barèmes de prix. La mesure qui s’applique aux producteurs, importateurs ainsi qu’aux commerçants grossistes, fait suite selon les responsables du ministère au désordre observé dans les étals. «On a pris cette mesure pour que les commerçants ne se livrent plus à la spéculation qui a cours actuellement sur les marchés ; les prix n’obéissent plus à aucune logique et ce sont les consommateurs qui paient le prix fort », indique un responsable au ministère du Commerce.
A l’heure où les prix flambent au jour le jour, cette liste de produits soumis à homologation des prix interroge et suscite quelques curiosités. En effet, l’on constate que l’arrêté du ministre du Commerce signé le 14 avril dernier ne fait mention de quelques produits alors que les denrées telles le riz, la farine de blé, les huiles végétales, le lait sont absents des préoccupations ministérielles. A ce sujet, l’on n’est pas ouvert à la discussion au ministère du Commerce. Pas plus que l’on ne signale le prétexte réel de la prise de cet arrêté qui exclut des produits telles les viandes ou encore le poisson de ce dépôt préalable des barèmes des prix avant exposition sur les rayons et les étals.
«Ce qu’il faut savoir c’est si ces produits étaient déjà soumis à un dépôt préalable ; mais je pense que l’homologation des prix dont font l’objet certains produits peut déjà valoir dépôt de barèmes parce que ce sont ces prix homologués qui sont appliqués sur le terrain. Du coup, la tendance est l’ajout de nouveaux produits aujourd’hui parce qu’effectivement, avec la conjoncture actuelle, il n’est pas question de laisser les consommateurs aux mains des commerçants sans mécanisme de contrôle et de surveillance des prix », relève Boniface Mballa, économiste.
Nombre de produits, bénéficiant des mesures de l’ordonnance présidentielle de 2008, sont exonérés de droits et taxes de douane. «Le principe c’est la liberté de prix ; mais il ne faut pas beaucoup compter sur l’Etat en matière de surveillance des prix. C’est pour cette raison qu’il faut garder les produits stratégiques pour que la surveillance soit efficace», explique l’économiste.
Mais la curiosité de cette liste reste la présence des liqueurs et spiritueux. Difficile de comprendre le choix des autorités sur ces produits de luxe dont peuvent pourtant se passer les ménages et autres consommateurs. «Ceux qui ont introduit ces produits ont peut-être une idée derrière la tête à savoir faire que les prix des liqueurs et autres alcools comme les spiritueux soient démocratisés question de permettre que les gens boivent plus. A la limite, on se moque des prix des liqueurs ; ce qui importe ce sont les prix des produits de grande consommation», poursuit-il.
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Auteur: EcoMatin
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