Prix du pétrole : le Brent chute de près de 6 % à 106,65 dollars le barilPrix du pétrole : le Brent chute de près de 6 % à 106,65 dollars le baril

Les cours mondiaux du pétrole ont reculé d’environ 6 % ce lundi 2 novembre 2026, dans un contexte d’espoirs croissants de progrès diplomatiques en vue de mettre fin à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Des discussions entre responsables iraniens et qataris ont renforcé les anticipations d’une possible atténuation des perturbations de l’approvisionnement pétrolier au Moyen-Orient.

Les contrats à terme sur le Brent ont chuté de 6,78 dollars, soit 6 %, pour s’établir à 106,65 dollars le baril.

De leur côté, les contrats à terme sur le brut américain West Texas Intermediate (WTI) ont perdu 6,37 dollars, soit 6,1 %, pour atteindre 97,75 dollars le baril.

Selon des analystes, le Brent est descendu jusqu’à 105,86 dollars le baril en séance, tandis que le brut américain a touché 97,12 dollars, avant que les deux références ne réduisent une partie de leurs pertes.

Cette baisse intervient après des déclarations du président iranien, Massoud Pezeshkian, affirmant que le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, avait accordé au gouvernement des « pouvoirs spécifiques » concernant la tenue de négociations de paix.

Ces déclarations ont renforcé les anticipations des marchés quant à la possibilité d’une avancée diplomatique susceptible de réduire les risques pesant sur les approvisionnements pétroliers dans la région.

Giovanni Staunovo, analyste chez UBS, a été cité affirmant que « le marché pétrolier reste extrêmement sensible à toute nouvelle en provenance du Moyen-Orient ».

Ce repli intervient alors que le Brent avait terminé le mois d’octobre à son plus haut niveau depuis six mois.

Les exportations saoudiennes de pétrole en hausse en octobre

Sur le front de l’approvisionnement, deux des trois sociétés spécialisées dans le suivi des mouvements de navires ont indiqué que les exportations saoudiennes de pétrole brut avaient augmenté en octobre par rapport à septembre.

Ces données interviennent alors que les marchés continuent de surveiller les exportations pétrolières en provenance du Golfe et les répercussions des évolutions militaires et politiques sur les approvisionnements.

Malgré la baisse des cours, certains analystes n’excluent pas une nouvelle hausse des prix du pétrole, compte tenu de la persistance des risques liés à l’approvisionnement.

Dans ce contexte, la banque américaine Goldman Sachs a relevé, dimanche 1er novembre, ses prévisions de prix du pétrole en raison de l’augmentation des risques pesant sur l’offre.

La banque estime que le Brent pourrait atteindre 140 dollars le baril en 2027, dans un scénario où la production pétrolière de la région du Golfe resterait inférieure de 3,5 millions de barils par jour à sa moyenne de 2025.

Ce niveau constitue toutefois une projection conditionnée à la persistance des perturbations de production, et non une prévision certaine de l’évolution des cours.

L’évolution des prix du pétrole au cours des prochaines semaines devrait ainsi dépendre de l’issue des discussions diplomatiques et du niveau réel des approvisionnements en provenance du Golfe, dans un contexte marqué par les incertitudes entourant la poursuite du conflit.

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Auteur: Mohsen Tiss
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