Le procès en appel de l’homme d’affaires Ali Haddad s’est poursuivi hier à la Cour d’Alger, par l’audition des accusés.
Après avoir auditionné l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le juge de siège a auditionné également l’autre ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, condamné à une peine de 12 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 1 million de dinars pour octroi d’indus privilèges, abus de fonction et dilapidation de deniers publics.
Répondant aux questions du juge, Abdelmalek Sellal, qui a réitéré les déclarations qu’il avait faites devant le tribunal de première instance, a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés, justifiant ceci par sa qualité de Premier ministre qui «appliquait le programme de l’ex-Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, un programme cautionné par le Parlement», a-t-il dit.
Sellal a ajouté qu’il ne relevait pas de ses prérogatives, en tant que Premier ministre, de suivre les projets et qu’il n’intervenait pas dans la gestion des marchés publics, précisant que les décisions du Conseil des Participations de l’Etat (CPE) étaient prises en présence des ministères régaliens.
Sellal a évoqué la question du financement occulte de la campagne électorale, dans laquelle il est accusé dans une autre affaire, expliquant que lorsqu’il avait été chargé de diriger la campagne électorale en faveur du candidat Bouteflika à la Présidentielle d’avril 2019, il n’était responsable que de «l’aspect organisationnel» tandis que le volet financier, a-t-il dit, était à la charge du membre du Conseil de la nation, Hamoud Chaid, décédé cette année.  

Auteur: elmoudjahid
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