M. Zitouni a déclaré que le projet de loi «vise à préserver l’héritage sacré de nos martyrs, dont nous avons le devoir de préserver l’esprit et de sauvegarder l’essence pour les futures générations». Le ministre a réitéré l’appel à l’attachement aux valeurs de la Révolution. «Il est de notre devoir de nous attacher aux nobles valeurs et aux idéaux que nous avons œuvré à inculquer dans la conscience par des efforts visant à protéger la mémoire de la nation et son héritage historique et culturel lié à la résistance populaire, au mouvement national et à la glorieuse Révolution du 1er Novembre».
M. Zitouni a rappelé que le 8 mai 1945 est l’une des dates les plus sombres de l’histoire de la colonisation. En pleine célébration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France perpétrait l’un des plus grands massacres du XXe siècle en réprimant dans le sang des populations civiles, dit-il. Les députés ont rappelé «la nécessité de lever le gel sur le projet de loi sur la criminalisation de la colonisation». Hakim Berri a regretté le blocage de ce projet depuis des années. Il souligne que des associations bénéficient de l’aide de l’Etat et que leur action se limite à organiser des festivités folkloriques sans réel impact.
Le député ajoute que des cérémonies sont organisées uniquement en présence des officiels et que les citoyens ne se sont que peu concernés par l’histoire. Lakhdar Benkhellaf de l’Union Ennahda-Bina et Adala, a estimé que ce projet «constitue le premier pas d’un long chemin sur la voie du parachèvement de l’indépendance et la construction de la nouvelle Algérie» ce qui ne se réalisera pas «sans une réelle volonté politique d’examen de la proposition de loi criminalisant le colonialisme». «Le dossier de la mémoire constitue le seul et vrai test à l’aune duquel se mesure l’attachement effectif des autorités publiques à exiger la reconnaissance officielle de l’ancien colonisateur de ses crimes et barbaries», est-il indiqué.
Lyes Saadi du Front de libération nationale estime que le projet «est un pas courageux, réfléchi et absolument nécessaire pour imposer le respect de l’Etat algérien et mettre l’histoire de notre pays au centre des préoccupations des décideurs». Le député a demandé à ce que des productions dédiés à l’histoire de la Révolution soient inscrites dans les grilles des programmes des médias audiovisuels». Nasser Hamdadouche du Mouvement de la société pour la paix a appelé au lancement d’une chaîne de télévision consacrée à l’histoire ce qui constituera un support pour le système éducatif et pour maintenir vivace l’esprit de la Révolution pour les générations futures.
    Tahar Kaïdi
 

Auteur: elmoudjahid
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