Projet Ndollè City: Impex Trading répond à la BéacProjet Ndollè City: Impex Trading répond à la Béac

Junior Abraham Ngosso, le PDG de l’entreprise camerounaise affirme avoir transmis plus de 500 pages de garanties administratives, financières et institutionnelles à la Banque centrale.

La tension monte autour du projet immobilier et intégré « Ndollè City ». Quelques jours après le communiqué de la Banque des États de l’Afrique Centrale (Béac) prenant ses distances avec l’opération financière portée par IMPEX TRADING SARL, l’entreprise camerounaise sort du silence et oppose un démenti argumenté aux déclarations de l’institution monétaire sous-régionale. Dans un droit de réponse adressé à l’attention du public national et international ainsi qu’au Gouverneur de la Béac, le PDG du projet, Junior Abraham Ngosso, affirme que son entreprise a respecté toutes les exigences de maturation financière imposées par la Banque centrale depuis janvier 2025.

Selon IMPEX TRADING SARL, plusieurs correspondances officielles de la Béac avaient demandé des éléments complémentaires relatifs à la structuration financière du projet. L’entreprise assure y avoir répondu de manière exhaustive, notamment à travers la transmission, le 14 janvier 2026, d’un volumineux dossier de plus de 500 pages aux Services Centraux de la Banque centrale. Ce dossier comprendrait notamment des accords administratifs et institutionnels de haut niveau, parmi lesquels « la très haute instruction du Président de la République du Cameroun », des validations issues de plusieurs ministères stratégiques, un arrêté du Premier ministre, ainsi que des conventions tripartites signées avec le ministère du Tourisme, l’Agence de Promotion des Investissements (API) et le RDCIF.

IMPEX TRADING affirme également avoir fourni les plans de décaissement validés par un comité interministériel, des documents comptables certifiés, des lettres de garantie, des accords de couverture des risques d’investissement ainsi que plusieurs certificats financiers internationaux destinés à rassurer sur la solidité du montage financier.

Au cœur de la controverse figure la question du rôle exact de la Béac dans cette opération évaluée à plus de 10,7 milliards de dollars américains, soit plus de 6 000 milliards de Fcfa. Alors que la Banque centrale affirme n’avoir accordé « aucune approbation, validation ou garantie » au projet, IMPEX TRADING soutient n’avoir jamais sollicité une quelconque garantie financière auprès de l’institution d’émission. « Le rôle de la Béac demeure celui d’encadrement réglementaire », précise l’entreprise, qui insiste sur le fait que les financements seraient mobilisés par un consortium de partenaires et investisseurs internationaux, sans participation directe de la Banque centrale.

La société se dit d’ailleurs surprise par la publication du communiqué de la Béac, révélant qu’une réunion qualifiée de « fructueuse » s’était tenue quelques heures auparavant avec les Services Centraux de l’institution. Selon IMPEX TRADING, plusieurs documents importants transmis antérieurement n’auraient pas été acheminés à temps au niveau décisionnel de la Banque centrale nationale, créant ainsi une appréciation incomplète du dossier.

Une bataille de crédibilité autour d’un projet géant

Cette passe d’armes publique met désormais en lumière les fortes tensions entourant le projet Ndollè City, présenté comme une future cité écotouristique, technologique et intégrée à développer dans la zone de Sikoum-Dibamba, près de Douala.

Face aux inquiétudes soulevées par la Béac sur l’origine des fonds, l’identification des investisseurs et la crédibilité du montage financier, IMPEX TRADING réaffirme son engagement à respecter les règles de conformité et de transparence internationales.

L’entreprise souligne travailler avec « plus de 5300 entreprises internationales dans plus de 100 pays et plusieurs juridictions », et appelle la Banque centrale à procéder à une évaluation du projet sur la base de « l’ensemble des informations complètes et conformes » transmises depuis janvier 2026.

Cette sortie médiatique de Junior Abraham Ngosso marque une nouvelle étape dans ce dossier sensible où se mêlent enjeux financiers, crédibilité institutionnelle et ambitions de développement urbain à grande échelle au Cameroun.

Léon Mgba

Auteur: Diapason Media Group Diapason Media Group
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