Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture par intérim, Hassan Rabehi, a affirmé, hier à Alger, que le respect et la promotion des droits de l’homme sont des «principes immuables» de la politique interne de l’État algérien et de ses relations internationales.
Le ministre qui s’exprimait l’occasion de la cérémonie de célébration de la journée internationale des Droits de l’homme, organisée par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a tenu à préciser que l’Algérie réitère «son attachement aux traités, conventions et pactes internationaux auxquels elle est partie prenante, et par lesquels elle est liée».
Cette cérémonie a été rehaussée par la participation d’un panel de personnalités politiques, acteurs des droits de l’homme ainsi que des ministres du gouvernement intérimaire.
En rappelant que notre pays a été un précurseur dans la ratification des chartes et traités internationaux, et veille de ce fait, au renforcement de ces droits, M. Rabehi considère que la célébration de la journée internationale des Droits de l’homme est l’occasion de rappeler le discours d’investiture du président de la République, prononcé jeudi dernier, où M. Abdelmadjid Tebboune a souligné que le respect des droits est «fondé sur notre conviction que l’homme mérite considération, respect et honneurs», d’où «l’engagement du président envers les droits de l’homme», a-t-il ajouté.
La célébration de la journée internationale des Droits de l’homme a coïncidé cette année avec l’organisation en Algérie de l’élection présidentielle, «un rendez-vous incontournable, concrétisant réellement la préservation du droit du citoyen à l’expression libre de ses convictions» souligne là encore, le ministre.
«L’expérience acquise a permis d’éviter d’enfreindre les droits inaliénables des citoyens», ajoute M. Rabehi en expliquant que «la mise en place des mécanismes garantissant la transparence des élections durant tout le processus vient s’ajouter au cadre juridique assurant leur supervision par des institutions indépendantes. «La réussite de l’organisation du scrutin est une preuve que ces droits sont bel et bien garantis», s’est félicité le ministre.
Par la même occasion le ministre, a tenu à saluer les contributions importantes du défunt Mohamed Kamel Rezzag-Bara «un cadre compétent à la dimension humaine et aux valeurs morales avérées» qui «accomplissait ses missions avec sérieux, persévérance, et loyauté envers son pays», a noté M. Rabehi.
La jeunesse au cœur de la célébration de la Journée internationale
Sur le plan international, le ministre a tenu à assurer qu’en matière de protection et des droits de l’homme «l’Algérie œuvre à la fondation d’un système intégrant les juridictions nationales, et les chartes internationales, ainsi que la consolidation et le renforcement du rôle des institutions» pour la promotion des droits de l’homme.
Le ministre n’a pas manqué de souligner l’importance du rôle que jouent les médias dans la promotion de la culture civique, «en élevant le degré de conscience au sein de la société sur le nécessaire respect de ces hautes valeurs», poursuit-il.
Sur cette lancée, M. Rabehi a appelé à l’intensification des sessions de formation au profit des journalistes et à l’investissement dans tous les espaces médiatiques nationaux afin de «poursuivre les efforts pour promouvoir ces droits constitutionnalisés».
De son côté, le coordonnateur résident du système des Nations unies en Algérie, l’ambassadeur Eric Overvest, a tenu à saluer l’initiative du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) qui a mis l’accent sur les capacités des jeunes en matière de défense des droits de l’homme. Ceci, dans le cadre de la campagne des Nations unies «les jeunes défendent les droits de l’homme».
Mettant la jeunesse au cœur de la célébration de l’édition 2019, M. Overvest a déclaré que «depuis le début de l’année 2019, la jeunesse algérienne a fait preuve d’une grande maturité et d’un engagement citoyen forçant l’admiration de tous».
«Je suis convaincu que cette jeunesse pourra contribuer activement à la prospérité de l’Algérie», a-t-il dit.
Le président du CNDH a saisi l’occasion pour rendre un hommage posthume à M. Rezzag-Bara, il a rappelé le parcours du défunt, grand spécialiste des questions sécuritaires, ancien diplomate qui a occupé plusieurs fonctions et responsabilités au sein des institutions de l’Etat, dont celui de président de l’Observatoire national des droits de l’homme (ONDH) dans les années 1990.
Il était aussi membre de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (avril 1998), président du groupe de travail sur les populations/communautés autochtones et chef de mission auprès de l’Union africaine (UA).
Durant sa carrière, Rezzag-Bara a assumé également le poste d’ambassadeur d’Algérie à Tripoli de 2001 à 2004, avant d’être désigné conseiller à la présidence, chargé des questions sécuritaires en 2005. Le défunt intervenait souvent sur les questions liées à la paix, à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans des séminaires et conférences sur ces thèmes. Il est décédé le 25 juillet 2017 à 69 ans, des suites d’une longue maladie.
Tahar Kaïdi
Auteur: elmoudjahid
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