En prévision de la prochaine saison estivale, les services de la Protection civile s’attellent à réunir les conditions idéales pour pallier les risques d’incendies de forêt et de noyade.

Pour ce faire, la DGPC a organisé, hier, à Bouira, le 1er regroupement régional des directeurs de la protection civile des 24 wilayas du Centre et de l’Est du pays, indique un communiqué de presse de la cellule de communication de la Direction générale de la Protection civile, dont El Moudjahid détient une copie. L’occasion était, à cet effet, belle pour dresser le bilan de la saison estivale de 2018, relatif aux dispositifs de surveillance des plages et baignade, de prévention et de lutte contre les feux de forêts et palmiers, notamment sur les volets préventif, organisationnel et opérationnel qui seront étudiés afin de mettre en évidence les aspects positifs et négatifs pour « préparer » et « améliorer » les dispositifs prévus pour la prise en charge de la campagne estivale 2019. 

A ce propos, les unités de la PC ont eu à intervenir en été 2018 pour l’extinction de 16.883 incendies ayant généré des dégâts évalués à 1.739 hectares de forêt, 4.118 ha de maquis, 5.246 ha de broussaille, 5.679 ha de récolte, 7.900 palmiers et 61.000 arbres fruitiers. « Aussi, quelque 27 colonnes mobiles seront mobilisées dans le cadre du dispositif de lutte contre les feux de forêts, réparties au niveau des wilayas classées à risque élevé », précise la même source.  Par ailleurs, et « sensible » à la préservation et à la protection des palmeraies très vulnérables, le Directeur général de la Protection civile, le colonel Boughlef, a instruit les directeurs des wilayas du Sud à mettre en place des campagnes de sensibilisation de proximité pour « sensibiliser » les exploitants des palmeraies sur les risques d’incendies et les informer sur la prévention et la « conduite à tenir » le cas échéant. 

En ce qui concerne le dispositif de surveillance des plages, 76.118 interventions ont été enregistrées au niveau des plages autorisées à la baignade et qui ont permis de sauver 50.548 personnes d’une noyade certaine quand 19.910 estivants ont été soignés sur place. 

Au final, on déplore 88 décès dont 50 ont eu lieu au niveau des plages interdites. S’agissant de la baignade dans les réserves d’eau, un phénomène qui ne cesse de se généraliser à travers le territoire national, non sans provoquer chaque année des victimes en dépit des « multiples » campagnes de sensibilisation initiées ici et là, les statistiques de la saison estivale de 2018 font état de 105 décès dont la majorité sont des adolescents et des enfants. Par ailleurs, « consciente » de l’apport des actions à entreprendre en amont, notamment sur le plan préventif et les résultats obtenus à travers l’organisation de campagnes de sensibilisation et d’information de proximité ayant touché les wilayas côtières et d’autres wilayas de l’intérieur durant les années précédentes, une campagne de sensibilisation nationale sera lancée au cours du mois de mai, apprend-on auprès de la cellule de communication de la DGPC. 

Touchant l’ensemble du territoire national, cette campagne, qui s’étalera sur une vingtaine de jours, porte sur les dangers de la mer, la prévention des feux de forêts et de récoltes, ainsi que les risques liés à l’envenimation scorpionique et les accidents de la circulation qui connaissent, par ailleurs, des pics en période estivale. Les citoyens en général et les enfants en particulier bénéficieront à cet effet de « toutes » les informations nécessaires quant à la réduction des risques liés à la saison estivale, notamment les dangers de la mer et des réserves d’eau, et, par voie de conséquence, à la réduction des pertes en vies humaines qui se chiffrent en dizaines chaque année, et ce, par le respect strict des consignes de prévention et l’apprentissage des gestes de premiers secours.

S. A. M.

Auteur: elmoudjahid
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