Le jeudi dernier, le quartier de Beymouth était en pleine ébullition, encore  des demandeurs de logements ont envahi les rues, en incendiant des pneus, fermant  l’accès en ville et empêchant le train  de joindre sa gare. Malheureusement, ce recours à la violence  ne  mène nulle  part, sauf à causer  tant  de désagréments  aux usagers  de la route, qui étaient encore obligés de faire tant de détours  pour gagner le centre-ville. Quant aux voyageurs, ils étaient encore si surpris  de se faire  arrêter en plein voyage et contraints également  d’attendre le retour au calme pour pouvoir  descendre et vaquer à leurs occupations. Cette énième manifestation vient s’ajouter  aux autres, celles de Kadous El Meddah  à Tigditt où des dizaines de citoyens  ont fermé la route à plusieurs reprises, de la cité ‘’Michelet’’ voisine au port commercial où d’autres gens  manifestaient, du bidonville de Berrais, où  des citoyens ont obstrué l’axe de la périphérique  pendant plus dizaine de jours par le jet de bacs d’ordures, de troncs d’arbres et  tant d’autres objets pour  fermer l’accès aux automobilistes  et surtout accentuer  la pression  pour pouvoir bénéficier de leur relogement  dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire. Sans oublier, les citoyens  qui ont également manifesté pour la distribution de logements. A Benabdelmalek Ramdane, également des dizaines  de familles en colère ont bloqué la route nationale n° 11 reliant la ville de Mostaganem  à la région du Dahra-est. Ces dernières se sont rassemblées  à Chaibia et  ont protesté contre ce qu’ils  ont qualifié de dépassements dans l’établissement des listes des logements sociaux. Certes, le recours à la protestation reste un droit reconnu par la constitution, et la revendication si légitime, mais  les actes de violence ne peuvent être tolérés et ne font que nuire à la quiétude publique, et il est plus sage de manifester  pacifiquement  selon l’avis de certains citoyens  qui n’admettent plus de telles pratiques.  D’autres citoyens rencontrés sur les lieux  de la manifestation du jeudi passé, signalent  qu’une telle anarchie ne permettra pas aux manifestants d’obtenir des logements ou se faire reloger, la violence ne peut enfanter que d’autres troubles aux graves conséquences.

Auteur: Réflexion
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